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Société
La phrase « To changer lingomba kasi Nzambe te ! » est un mélange de beaucoup de mots en lingala et d’un seul en français. Les Kinois, habitants de la capitale du pays, aiment bien s’exprimer ainsi, dans un langage parfois argotique incompréhensible.
«To changer» peut avoir…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Le Forum national de capitalisation des initiatives de paix des femmes en République démocratique du Congo (RDC) se tient à Kinshasa du 20 au 21 octobre 2026 sous le thème " Pour une…
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Mobilisation des producteurs, structuration des filières et respect des normes internationales : l’Agence nationale de promotion des exportations veut transformer le potentiel agricole de la RDC…
Nation
Trente ans après le massacre de l'hôpital de Lemera, au Sud-Kivu, Human Rights Watch (HRW) exhorte la communauté internationale à briser le cycle de l'impunité en République démocratique du Congo…
Crépuscule du quinquennat : gare aux mauvais signaux !
Elle n’est pas que scolaire la rentrée ! Elle est aussi sociale et …surtout politique. Une rentrée pas comme les autres. Pas besoin d’être prestidigitateur pour en deviner la raison. Un simple coup d’œil sur le calendrier suffit pour réaliser que le quinquennat est à son crépuscule.
L’échéance de décembre 2023 est dans toutes les têtes. Même ceux qui n’en parlent y pensent. Une date butoir qui renvoie aux élections. Un exercice qui, sous les tropiques africaines, ressemble fort rarement -c’est un euphémisme – à un dîner de gala.
Les cas zimbabwéens et…surtout gabonais sont là comme pour confirmer ce constat fort peu reluisant. En terre rd congolaise, les années électorales (2006, 2011 et même 2018) sont connues pour avoir été anxiogènes.
A quatre mois des élections, tout se passe comme si la » machine » à produire des prémices constitutives des prémisses annonciatrices du scénario-catastrophe était mise en branle. Alors que l’affaire Okende est loin d’avoir livré tous ses secrets, voilà qu’au bas mot 43 compatriotes – chiffre officiel – sont fauchés par ceux-là même dont la mission est de les protéger.
Double peine pour cette population martyre du Nord-Kivu, chair à canon des agresseurs rwando-ougandais et de leurs sous-traitants congolais respectifs et cible de certains éléments de leur propre armée ! Quelle sera l’ampleur de l’onde de choc provoquée par cette tuerie de trop dans le Kivu ? Une province qui voit le mandat du Président Tshisekedi s’achever sans que la sécurité promise ne soit le bout de son nez. Une population qui, à l’heure de la reddition des comptes, n’a besoin ni de graphique ni de table ronde ni de colloque même de barza intercommunautaire pour s’apercevoir des limites de l’état de siège.
Alors que nul ne sait comment le « carnage » de Goma sera digéré par les Kivutiens, voilà que dans la ville haute de Kinshasa quelques étincelles étaient en l’air le week-end. Et pour cause, » des personnes non autrement identifiées » -terminologie pudique facile à décoder- ont tenté de frayer route qui passerait dans la concession GLM de l’ancien Président Kabila. On peut imaginer toutes les suites possibles…
Mises bout à bout, toutes ces frictions ne plaident pas pour une rentrée sereine. Lorsqu’on y ajoute la sempiternelle misère du peuple, c’est la totale. Bien malin celui qui pourrait entonner le » Tout va très bien madame la marquise « . José NAWEJ