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CONSÉQUENCE DE LA NON-RÉHABILITATION DE LA ROUTE CITÉ VERTE - KIMWENZA GARE : Une grande partie de Mont Ngafula privée d'eau
Une partie de la population de la commune de Mont Ngafula est privée d'eau depuis plusieurs mois. Cette situation a été provoquée par les pluies torrentielles qui s'étaient abattues sur la ville de Kinshasa entre novembre et décembre 2025. Ces pluies ont coupé la route Cité verte - Kimwenza gare de l'Onatra. Dans leur parcours dévastateur, elles ont détruit le tuyau principal qui part de l'usine de Lukaya pour alimenter en eau la Cité verte.
Malheureusement, l'entreprise retenue pour réhabiliter la route endommagée n'arrive pas encore à exécuter les travaux. C'est ce qui empêche la Regideso de s'atteler à la tâche de remettre à l'état le tuyau abîmé par les eaux de pluie.
METTRE FIN AU MARTYRE DE LA POPULATION
Les conséquences de cette situation déplorable sont dramatiques. Pour s'approvisionner en eau, les abonnés de la Regideso de ce coin de Mont Ngafula sont soit contraints de parcourir une longue distance à pied transportant des bidons, soit recourir à des forages qui exigent des longues lignes d'attente.
Cette partie de la population est en train de subir un véritable martyre. C'est pourquoi, il importe que les autorités compétentes s'impliquent de toute urgence pour mettre fin aux souffrances qu'endurent ces abonnés de la Regideso.
Si l'entreprise qui a été sélectionnée pour réhabiliter la route ne dispose pas de l'expertise de logistique nécessaires, la seule chose à faire est de résilier le contrat pour confier cette charge à une autre société.
À ce propos, il importe de stigmatiser la complaisance tant décriée dans le choix opéré des entreprises appelées à exécuter les travaux publics. Pourquoi ne pas utiliser les sociétés étatiques telles que l'Office des voiries et drainage (OVD) qui a déjà la notoriété dans ce secteur ?
La corruption qui ronge la société congolaise n'épargne aucun secteur de la vie nationale. Mais les autorités qui régissent le domaine des travaux publics devraient se faire violence pour sortir du lot, vu l'importance des routes dans le développement socio-économique du pays.
Le ministre des Travaux publics et celui des Ressources hydrauliques particulièrement sont interpellés à ce propos. Leur descente sur les lieux est plus qu'indispensable. La période idéale de faire exécuter ces travaux est celle de la saison sèche que nous traversons. Avec les pluies, la tâche devient plus que compliquée.
Le comble de malheur pour la population de ce coin est le fait qu'à l'heure actuelle elle est confrontée à des interruptions intempestives du courant électrique. Être privé d'eau et d'électricité en même temps, c'est manquer le sens de la vie. Trouver des solutions à ces défis de la population de Mont Ngafula constitue plus qu'un impératif pour l'État congolais dont le bilan sur le plan social et économique est mi-figue mi-raisin.
Muke MUKE