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Confusion au sein de l’AFDC : Modeste Bahati Lukwebo évincé, Otto Bahizi chargé d’assurer la transition
* Alerté, le Secrétaire général du parti rejette ‘‘les prises de position d’une poignée d’individus sans qualité ni titre’’ et menace d’engager des poursuites judiciaires.
La scène politique congolaise est secouée par une nouvelle turbulence au sein de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC). Une poignée d’acteurs se réclamant membres du collège des fondateurs de cette formation politique a annoncé, hier mercredi 25 mars, la destitution voire l’éviction de Modeste Bahati Lukwebo de ses fonctions d’autorité morale.
Selon les initiateurs de cette démarche, cette décision s’inscrit dans une volonté affichée de restructurer cette organisation politique, sur fond de critiques récurrentes liées à une gestion jugée opaque et peu inclusive. Les contestataires reprochent notamment à l’ancienne direction un déficit de transparence dans la prise de décisions stratégiques ainsi que dans la gestion des ressources du parti.
Pour assurer la continuité et éviter un vide, les frondeurs ont décidé de confier la présidence intérimaire du parti à Otto Bahizi, qu’ils présentent comme ‘‘cofondateur de l’AFDC’’. Ce chef coutumier de la chefferie de Busanza, territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, aura pour mission principale de conduire la transition jusqu’à la tenue d’un congrès annoncé comme décisif pour l’avenir de l’AFDC.
Ce rendez-vous devra notamment permettre de redéfinir les orientations politiques du parti, de réorganiser ses structures internes et de restaurer la cohésion entre ses différentes composantes, assurent-ils.
Les mobiles du ras-le-bol
Cette destitution de Modeste Bahati intervient quelques jours après sa démission de son poste de deuxième vice-président du Sénat. Dans leur communication lue hier devant la presse, les pourfendeurs de l’Autorité morale de cette formation politique ont dévoilé les mobiles de leur ras-le-bol.
«Nous, membres fondateurs et membres d’autres structures de l’AFDC, désapprouvons avec la plus grande fermeté la dernière prise de position du sénateur Bahati Lukwebo en rapport avec la révision de la Constitution. Ses propos s’écartent gravement de la politique de l’Union sacrée de la Nation et portent atteinte à l’image de la classe politique congolaise qui l’a qualifiée d’irresponsable et immature, comme s’il ne faisait plus partie du paysage politique national».
Ce n’est pas tout. Le collège des fondateurs réaffirme ses engagements à défendre les valeurs et la ligne politique de ce regroupement, en cohérence avec l’Union sacrée de la Nation et avec la vision qu’ils ont toujours portée pour la stabilité et la crédibilité de la vie politique congolaise.
La réaction du camp fidèle à Bahati
Alerté, le camp encore fidèle à Bahati n’a pas tardé à réagir. Hier dans la soirée, le Secrétariat Général du Parti, M. Guy-Richard Malongo, a constaté avec regret ‘‘des prises de position et des déclarations émanant d’une poignée d’individus se réclamant abusivement fondateurs de notre formation politique’’.
«Le Parti tient à rappeler avec fermeté que, seules, les instances régulièrement constituées et les responsables dûment mandatés sont habilités à engager le Parti, à s’exprimer en son nom et à définir sa ligne politique. Toute initiative contraire constitue une violation flagrante de nos textes fondamentaux et de nos règles de fonctionnement interne», a martelé Guy-Richard Malongo.
«En conséquence, souligne-t-il, les actes posés par ces individus, pour la plupart inconnus, sans qualité ni titre, n’engagent en rien le Parti AFDC. Le collège des avocats de l’AFDC sont instruis dès ce jour, d’engager des poursuites judiciaires contre ces individus».
«Le Secrétariat Général appelle, dès lors, l’ensemble des militantes et militants à la vigilance, à la discipline et au respect strict des statuts et règlements du Parti, gages de notre cohésion et de notre crédibilité, surtout en cette période où nous sortons de notre 4ème Congrès Ordinaire», a-t-il fait remarquer.
Aux dires de Guy-Richard Malongo, «le Parti demeure engagé dans sa mission fondamentale au service du peuple et poursuivra, dans l’unité et la responsabilité, la mise en œuvre de son projet politique derrière le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la conduite de notre Président national statutaire et Autorité morale de l’AFDC et de l’AFDC-A, l’honorable Modeste Bahati Lukwebo».
Equation sur les équilibres
En toile de fond, cette crise interne pourrait également avoir des répercussions sur les équilibres au sein de la majorité politique, l’AFDC-A constituant une force non négligeable dans les alliances nationales. L’évolution de cette situation sera donc scrutée de près, tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique.
Dans l’attente du congrès que les contestataires annoncent, la capacité de la direction intérimaire à apaiser les tensions et à instaurer un climat de confiance sera déterminante pour éviter une fragmentation durable du parti.
César MPOKA et Yves KALIKAT