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La crainte de l’Eternel préserve de l’endettement
(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)
Face à la crise économique qui menace la planète, de nombreux dirigeants s’attèlent à contracter des dettes pour la survie de leurs nations. Mais, ces endettements deviennent des goulots d’étranglement pour leurs populations, essentiellement quand l’on s’engage à rembourser. Économiste, doublé d’évangéliste, Colin Nzolantima recommande la voie de la sagesse à travers les Saintes Écritures. D’où, la perspicacité de cette tribune que « Forum des As » publie in extenso.
Les différentes crises mondiales dévoilent les failles cachées de nombreuses théories financières qui mettent l’accent sur la spéculation et non sur la production industrielle. Les spéculations financières ont créé des besoins de financement. Ainsi, l’endettement semble la voie la plus rapide et appropriée pour une prétendue croissance. La cupidité, l’égoïsme, l’injustice et la corruption sont devenus la base dans plusieurs projets d’investissements tant religieux, politiques et socioéconomiques.
Dieu aimerait que chaque individu et nations puissent se confier à Lui en pratiquant la vérité, la justice, l’intégrité, la compassion, la repentance et la réconciliation. La connaissance des lois devrait guider toute forme de leadership. La purification et la sanctification assurent la prospérité.
Dans Deutéronome 23. 21-28 Dieu interdit toute forme de vœux qui ne peut être respecté. Cela attire la malédiction et la colère de Dieu. Cela concerne aussi bien les individus comme les autorités religieuses, politiques, et socioéconomiques. Le manque d’intégrité et le non-respect des engagements ont favorisé l’endettement et paupérisé la population par des contraintes fiscales et divers prélèvements sociaux. Le volume des dette dépasse largement les productions nationales.
LES DIFFERENTS TYPES D’ENDETTEMENT
L’EMPRUNT
C’est une promesse, une dette, un gage. Le non-respect d’une parole donnée, d’un engagement attire la malédiction.
Quelques conséquences de l’emprunt :
Cela va à l’encontre des écritures comme l’apôtre Paul le relève dans Romains 13.8 « Ne devez rien à personne si ce n’est de vous aimer les uns les autres » ; Cela constitue un jugement de Dieu (Deut 28.15-44) ; Cela présume de l’avenir, car on croit que les conditions futures seront meilleures et nous permettront de rembourser la dette. « Ne te vante pas du lendemain, car tu ne sais pas ce qu’un jour peut enfanter » (Prov 27.1) ; Cela évite un examen de conscience (2 Rois 4.14-17) ; Cela fait trop dépenser Ecclésiaste 5.9 ; Cela exclut l’aide des autres (2 Corinthiens 8.14-15).
LE PRÊT
Le fait de donner à une personne de l’argent, des biens…
Le prêt fait d’un ami un esclave (Prov 22.7) : « Celui qui emprunte est esclave de celui qui prête ». En prêtant à un ami, vous faites de lui non seulement votre esclave, mais vous détournez ses yeux de l’Eternel car il est écrit (Ps 50.15) : « Invoque-moi au jour de la détresse ; je te délivrerai et tu Me glorifieras ».
Le prêt biblique est une affaire de charité et non de commerce (Deut 23.19) : « Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt, ni pour l’argent, ni pour vivre, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt ». On donne à son ami par compassion ; s’il ne peut rembourser, on ne l’étrangle pas. On donne de notre superflu (2 Corinthiens 8.14).
Jésus dit (Luc 6,34-36) : « Et si vous prêtez à ceux auprès de qui vous espérez recevoir, de quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs afin de recevoir la pareille. Mais, aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ».
LE RELÂCHE (Deutéronome 15:1)
« Tous les sept ans, tu feras relâche. Et voici comment s’observera le relâche. Quand on aura publié le relâche en l’honneur de l’Éternel, tout créancier qui aura fait un prêt à son prochain se relâchera de son droit, il ne pressera pas son prochain et son frère pour le paiement de sa dette ».
Face à la crise, les pays à héritage judéo-chrétien ne veulent pas faire relâche, mais bien au contraire, ils asphyxient leurs débiteurs. Ils les dépouillent de leurs patrimoines.
L’USURE
L’usure est condamnée par Dieu (Exode 22.25). Les taux d’intérêt deviennent trop élevés. Certaines banques en RD Congo ont des taux avoisinant les 50% d’intérêt. Il est pratiquement impossible à ces entreprises et aux gouvernements de les rembourser. C’est ainsi que les générations futures seront esclaves et devraient rembourser des fonds obtenus par cupidité. Le service de la dette dans les pays du tiers monde avoisine souvent les 30 à 40% de la dette obtenue.
LE CAUTIONNEMENT
Se porter garant.
« Ne sois pas parmi ceux qui prennent des engagements, parmi ceux qui cautionnent pour des dettes ; si tu n’as pas de quoi payer, pourquoi voudrais-tu qu’on enlève ton lit de dessous toi ? » (Prov 22.26-27).
Le cautionnement est contraire aux écritures. Il vous expose aux escrocs qui ne sollicitent que votre signature. Du point de vue individuel, il est dangereux de se porter garant et hypothéquer ses biens pour un prêt à une personne, car vous devrez le payer à l’échéance en cas d’insolvabilité.
Pour les nations, les gouvernants ne doivent pas cautionner les dettes ou les financements de certains projets sans une étude préalable et sérieuse. Les garanties étatiques ne favorisent pas la gestion en bon père de famille. Elles encouragent la dilapidation des ressources. Elles encouragent la cupidité, la corruption, les détournements des fonds, le laxisme dans la gestion.
Les pays de l’Amérique Latine (Brésil, Argentine, Chili, Uruguay,…) ont hypothéqué leurs ressources naturelles pour bénéficier des crédits qui n’ont pas permis la relance escomptée. Leurs dettes en 1970 étaient de 60 milliards USD, et sont passées en 2024 à 5600 milliards USD. Par cette pratique, les financiers s’approprient les terres et leurs richesses.
CONCLUSION
Le recours à l’endettement devrait être décidé par des hommes sages, intelligents et de bonne réputation pour ériger des projets plus efficients, viables et à grande valeur ajoutée pour le court, le moyen et le long terme.
La préservation de la vie et des ressources environnementales évite des décisions émotionnelles et impulsives. Et pourtant, tous les experts savent que la situation économique mondiale ne pourrait plus générer des revenus suffisants pour rembourser les dettes. Mais, ils entraînent le peuple dans un gouffre.
Il est temps de se conformer à la sagesse divine dans toutes nos décisions et choix économiques. L’endettement dans toutes ses formes doit être analysé en définissant les vrais besoins de la société et non selon les désirs et les caprices de la classe dirigeante.