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Concession Kindobo à N’Sele : les victimes interpellent le Chef de l’Etat
Victimes d’un déguerpissement forcé depuis le 8 décembre 2022 alors qu’ils détiennent des titres de propriété en bonne et due forme délivrés par des services habilités de l’Etat, des occupants de la concession Kindobo dans la commune de la N’Sele ne savent plus à quel saint se vouer. Ils attirent l’attention des autorités du pays, notamment le Magistrat Suprême, sur le jugement que le tribunal de Grande instance de Kinkole a rendu sur base d’une simple décharge. Les victimes crient à la tricherie.
Sous le jugement RC 1904, le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Kinkole a confirmé la vente advenue entre feu Ethambe Moseka et le chef coutumier Nfundobo Mbabu le 1er mai 1992 sur la concession mesurant 56 hectares dans le village Kindobo dans la commune de la N’sele derrière le mausolée de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, et ordonné le déguerpissement de tous ceux qui occupaient ladite concession ainsi que la démolition de toutes les constructions.
Pour le coordonnateur de la «Dynamique des victimes», William, «ce jugement est du jamais vu, car il n’a jamais été signifié à l’autre partie.» Il accuse Ethambe d’avoir «boutiqué ce verdict avec un groupe de juges qui a tranché l’affaire».
Le coordonnateur de la Dynamique des victimes énumère quelques faits, lesquels, à ses yeux, démontrent qu’il y a eu tricherie.
« une célérite qui etonne »
«Premièrement, la première audience a eu lieu au mois de mai, mais le jugement est rendu un mois après, en juin, avec une célérité qui étonne, nos tribunaux nous ayant habitué aux manœuvres dilatoires pour ce genre d’affaires.»
Il poursuit : «Deuxièmement, la décharge sur base de laquelle le jugement a été prononcé n’est pas un titre. Ladite décharge renseigne juste sur le montant, mais l’endroit, Indobo, est imprécis, vague, comme qui dirait Kinshasa sans une quelconque précision… Mais par quelle magie ils ont pu désigner cet endroit, personne ne le sait.»
Le troisième élément que la Dynamique des victimes épingle est le fait que dans le jugement, l’endroit est localisé après le Mausolée d’Etienne Tshisekedi, or l’année où ils ont acheté, en 1992, le mausolée n’existait pas encore. Comment ont-ils pu localiser cela après le Mausolée ?»
Ce n’est pas tout. Le quatrième et dernier fait que relève le camp des victimes, c’est «l’arbre acacia qui figurait dans la concession et que les Ethambe désignent comme repère, à cette époque. Mais, aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, plus de 20 ans après, cet acacia serait de quelle dimension aujourd’hui ! Sur cette concession, tous les acacias qu’il y a ont moins de 5 ans. De quel acacia s’agissait-il ?», s’interroge-t-il.
Zone d’insécurité
Pour les victimes, ce déguerpissement sans préavis, est un déni de droit. Et les auteurs font partie des gens qui sont en train de saper les actions du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, qui se bat pour asseoir un Etat de droit au Congo.
De l’avis des victimes, la concession Indobo est devenue une zone d’insécurité, voire de non droit. Comme ce n’est pas un coin éclairé, tout celui qui passe par là est interpellé, extorqué. Les gens se font régulièrement délester de leurs biens par des éléments incontrôlés de la police qui font la loi. Entretemps, des familles entières passent nuit à la belle étoile, livrées à elles-mêmes face aux intempéries. Didier KEBONGO