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Comme un air des Trois Mousquetaires de l’Opposition…
Vers une énième série de » Trois Mousquetaires » au sein de l’opposition congolaise ? La question vaut son pesant d’or au regard de la marche unitaire initiée par le trio Fayulu -Katumbi-Matata. Sur une scène politique où les alliances se font aussi facilement qu’elles se défont, le simple fait d’avoir un adversaire commun suffit pour faire chorus et donc cheminer ensemble.
Il y a trois décennies, l’anti-mobutisme réel ou feint, ancré ou superficiel et donc circonstanciel était la matrice de l’Union sacrée de l’Opposition incarnée par Tshisekedi – père. Par la suite, l’anti-kabilisme très souvent primaire tenait lieu de » corpus idéologique » de l’opposition sous Kabila père et fils.
Le modus operandi qui se déploie sous les yeux Congolais ressemble aux modalités classiques de rapprochement entre opposants. Un front uni de l’opposition sans autre matériau que l’anti-fatshisme.
Il est vrai que les raisons objectives de s’opposer au successeur de Joseph Kabila ne manquent pas. Il tombe sous les sens que le talon d’Achille du mandat Tshisekedi est cette absence du début de redoux social que les Congolais promis aux Congolais. Or, la raison principale du désamour entre la majorité silencieuse et les gouvernants est cet abysse social dans lequel se trouvent les Congolais depuis le crépuscule du règne du Maréchal Mobutu.
Reste que comme lors des pouvoirs précédents, s’opposer bruyamment et même brillamment ne débouche pas forcément sur l’alternative tant attendue quand bien même il y aurait l’alternance au bout de la démarche. La preuve…ce changement sans dividende social pour le plus grand nombre -c’est déjà un euphémisme- que le pays expérimente à ses dépens.
Le principal pour l’opposition serait d’abord de se fédérer autour d’une vision matérialisée par un programme commun. Cela éviterait ces alliances sans lendemain construites à l’aune des équations individuelles et non autour des idées. Ensuite, programme commun en bandoulière, » nos chers opposants » pourront se désigner un challenger pour affronter le Président sortant.
Dans un scrutin à seul tour, il est évident que le meilleur cadeau à offrir à » notre Fatshi national » serait la multiplicité de candidatures au sein d’une opposition où tous les ténors ne rêvent qu’à devenir khalife. Une pathologie héréditaire- ou presque- qui rend difficile l’implémentation en terre congolaise de la devise de » Trois mousquetaires » chers à Alexandre Dumas: « Un pour tous, tous pour un « . José NAWEJ