Dernière minute
Société
Jeudi 29 octobre. Je me rends à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de mon jeune frère qui vient de Libreville. Le vol est annoncé à 9h45.
J’y suis déjà vers 8h. Précédé par deux des cousines de la Librevilloise. Je les localise, aidé par un des militaires de la…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La circulation des véhicules poids lourds de plus de 10 tonnes sera temporairement interdite sur le pont Semuliki, situé sur la route nationale numéro 4 (RN4), sur le tronçon Beni-Kasindi, en…
Étranger
Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, samedi à la commune d’Iaâzzanène (province de Nador), au lancement des opérations du premier terminal à conteneurs du port Nador…
Nation
La modernisation de l'aéroport de Mavivi, dans la ville de Beni, se poursuit avec l'ambition de le transformer en aéroport international Docteur Étienne Tshisekedi. Le 26 octobre 2026, le…
Coincé de toutes parts, Kagame s´affole
Le dictateur rwandais Paul Kagame ne sait plus à quel saint se vouer après la signature de l'accord de paix signé le 27 juin dernier, à Washington, entre la ministre des Affaires étrangères de la RDC et celui de son pays. Les différents rapports des experts de l'Onu sur le conflit dans l'Est de la RDC établissent clairement le soutien du Rwanda à la funeste coalition AFC/M23.
Pour la prise des villes de Goma et de Bukavu en janvier 2025, le rapport atteste que plus ou moins 6000 militaires rwandais ont participé à cette opération. Outre le volet militaire, les experts onusiens affirment que Kigali participe à ciel ouvert aux pillages des ressources naturelles de la RDC. Vu que l'accord de paix en vue va lui retirer le bifteck dont il se nourrit allègrement tant que le conflit persiste, il est revenu dernièrement sur le sujet qui constitue son fonds de commerce depuis qu'il est à la tête du Pays de mille collines, à savoir la problématique des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Pourtant, cette rébellion censée s'opposer au régime de Kagame, ne s'est jamais attaquée à Kigali, mais se serait installée au Nord-Kivu où elle sème mort d'hommes et toutes sortes d'exactions.
L'AVEU DE KAGAME
En effet, lors d'une conférence de presse tenue à Kigali, la semaine dernière, à l'occasion d'une soirée commémorative du 31ème anniversaire de la journée de la "libération du Rwanda", Paul Kagame s'est attardé longuement sur la tension entre Kinshasa et Kigali. De manière implicite, il a reconnu "être derrière les récentes victoires militaires du M23 " à Goma et Bukavu. Un aveu qui ne dit pas son nom !
Il a traversé le Rubicon en laissant entendre qu'il est intervenu en réaction au plan de Félix Tshisekedi qui avait publiquement fait part de sa volonté de renverser son régime", sans en apporter la moindre preuve et déterminer en quelle circonstance le président congolais avait tenu pareils propos.
En plus, comme pour se moquer des efforts diplomatiques déployés à Washington et à Doha, il a déclaré: " Si les FDLR continuent d'être là, le problème continue et le Rwanda sait ce qu'il faut faire quand les FDLR seront toujours là". Là, visiblement, il défie Donald Trump qui avait prévenu d'un ton ferme, lors de la réception des ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais à la Maison Blanche que " celui qui tentera de violer cet accord devra faire face aux États-Unis. Il y aura des conséquences", avant d'ajouter que son pays ne veut plus de guerre en RDC, et d'appeler toutes les parties à la retenue et au respect des engagements pris.
Kagame veut pousser Kinshasa à la faute
Pour maints analystes, en ravivant la flamme du conflit par une rhétorique ouvertement hostile et belliqueuse, et en accusant la RDC de soutenir les FDLR, le dictateur rwandais veut provoquer Kinshasa et le pousser à la faute, afin de trouver des alibis pour justifier ses nouvelles ambitions expansionnistes dans la partie orientale de la RDC.
Pour preuve, en dépit de la signature de l'accord de paix à Washington et de la poursuite des pourparlers à Doha, les rebelles de l'AFC/M23 poursuivent la commission des crimes dans les zones occupées et le recrutement forcé des jeunes. Question de se préparer visiblement à une prochaine guerre.
Pourtant l'accord signé engage les deux parties à respecter mutuellement l'intégrité territoriale, à cesser les hostilités, à oeuvrer pour le désarmement des groupes armés et à favoriser leur intégration conditionnelle dans la vie civile ou militaire.
Paul Kagame n'a qu'à opérer un choix devant l'histoire. Il doit comprendre qu'il y a un temps pour tout. L'administration américaine qui a facilité la reprise du dialogue entre les deux pays, considère cet accord comme une opportunité historique pour sortir de l'impasse sécuritaire la région des Grands Lacs. Le tyran rwandais ne doit pas perdre de vue qu'avant lui, il y a eu des dirigeants africains qui ont été lâchés par leurs soutiens occidentaux. Qu'il se soutienne du tout puissant maréchal Mobutu Sese Seko et de Jonas Savimbi. Cela n'arrive pas qu'aux autres.
Muke MUKE