Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
L'Autriche a salué mercredi les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement d'un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l'importance de promouvoir la coopération…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
CLOTURE DES ÉTATS GENERAUX DU PORTEFEUILLE : Judith Suminwa appelle à réformer les entreprises publiques
* Révision du cadre juridique et autonomie, les propositions audacieuses de la cheffe du gouvernement.
Les lampions des travaux des états généraux du Portefeuille se sont éteints le samedi 14 décembre. A leur clôture, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a appelé à réformer les entreprises publiques, en proposant la révision de leur cadre juridique ainsi que leur autonomie.
Pour la cheffe du gouvernement, ces travaux ont permis de jeter les bases d'une réforme visant à transformer les entreprises publiques en un véritable moteur de la croissance économique et du progrès social en République démocratique du Congo.
" L'idéal est de transformer nos entreprises publiques en levier stratégique pour le développement de notre Nation... Les discussions fructueuses de ces états généraux ont souligné l'urgence d'agir. Bien que des réformes aient été entreprises depuis 2008 pour redynamiser les entreprises du portefeuille de l'État, il est évident qu'elles n'ont pas été menées jusqu'au bout pour atteindre les objectifs fixés ", a fait remarquer Judith Suminwa.
Par ailleurs, le constat fait par les participants de ces assises est alarmant : sur l'ensemble des entreprises publiques congolaises, seules quelques-unes comme Cobil, Socof, et Sofide maintiennent une santé financière acceptable. La majorité, dont des mastodontes comme la Gécamines et la Snel , font face à des difficultés majeures, tandis que certaines, à l'instar de la Miba et la Cadeco, sont en situation de faillite non déclarée.
" Il est temps d'agir ", a tapé du poing sur la table la Première ministre. Pour redresser ce secteur, elle a proposé la révision du cadre juridique, la modernisation de la gouvernance, et la réduction de la dépendance vis-à-vis de l'État.
" Pour que les entreprises publiques contribuent pleinement à la transformation économique du pays, il est essentiel de revoir leur cadre juridique, repenser leur gouvernance, moderniser leur gestion et réduire leur dépendance de l'État. Elles doivent être dirigées par des leaders compétents et intègres, choisis sur la base de leur mérite. Il est impératif que l'État reste un actionnaire stratégique mais doit aussi veiller à ce que chaque entreprise soit autonome, rentable et capable de maximiser ses ressources ", a-t-elle proposé.
L'imitateur de cet événement ,Jean-Lucien Bussa, ministre d'État chargé du Portefeuille a, quant à lui, souligné que des mesures courageuses devront être prises pour améliorer les performances opérationnelles et financières des entreprises publiques. Cela passe notamment par une meilleure intégration des risques budgétaires dans leurs rapports annuels et la formalisation d'une politique de gestion des risques.
Outre ces aspects de gouvernance, les participants ont également préconisé de renforcer les mécanismes de contrôle, d'audit et de sanctions pour lutter contre la corruption et les détournements de fonds publics, tout en valorisant les gestionnaires performants.
Ils ont également émis des recommandations concrètes, notamment l'intégration des risques budgétaires dans les rapports financiers et le renforcement des mesures anti-corruption. Une attention particulière a été portée à la dette des entreprises publiques, qui s'élève à 2,8 milliards de dollars, dont plus de 90% sont détenus par la SNEL et la Gécamines.
Au terme de ces travaux , un consensus semble se dégager sur la nécessité de faire des entreprises publiques un levier stratégique au service du développement économique et social de la RDC. Le gouvernement s'est engagé à renforcer l'autonomie des conseils d'administration et à privilégier la nomination de dirigeants sur la base du mérite.
Organisées au Centre financier de Kinshasa, ces assises ont eu pour thème : Faire des entreprises du Portefeuille un puissant levier de la croissance économique et du développement social de la RDC". Elles ont connu la participation des décideurs politiques, des experts économiques et des dirigeants d'entreprises publiques.
Christian-Timothée MAMPUYA