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Changement ou modification de la Constitution: l’AAP de Théophile Mbemba dit non
Le débat sur la modification ou la révision de la Constitution anime les états-majors des partis politiques Rd congolais. Dans une déclaration politique de l’AAP, datée 19 octobre, dont une copie est parvenue dimanche à Forum des As, son président national, Théophile Mbemba Fundu, s’oppose à haute et intelligible voix à toute modification ou révision de la Constitution. «Au moment où la RDC est en guerre, ajouter à cela deux provinces en état siège dans sa partie orientale, notamment l’Ituri et le Nord-Kivu; Et conformément à l’article 219 de la Constitution, chercher à vendre la révision de la Constitution comme solution aux maux qui rongent le Congo et ses populations, est non seulement inconcevable, mais aussi une diversion, une démarche politicienne visant à distraire et manipuler la population congolaise pour chercher à s’éterniser au pouvoir, avec le risque de légitimer une partition de fait de notre pays« .
DECLARATION POLITIQUE
Le Parti Politique Alliance pour l’Alternance et le Progrès, AAP en sigle, suit de très près les points de vue des uns et des autres sur une prétendue modification ou révision de la constitution.
AAP qui prône le respect des textes ainsi que la bonne gouvernance, a toujours souligné que l’actuelle constitution, adoptée par referendum populaire et promulguée par le président de la République le 18 février 2006, est le fruit de multiples négociations, efforts et sacrifices pour la réunification d’un pays divisé de 1998 à 2006 à la suite de la rébellion en vue de la sauvegarde de l’unité nationale. Elle n’est donc pas une constitution des belligérants comme le soutient une frange de la population mais un fruit de tous les partis signataires de l’Accord global et inclusif de Sun City.
Au moment où la RDC est en guerre, ajouter à cela deux provinces en état de siège dans sa partie, notamment l’Ituri et le Nord Kivu ; Et conformément à l’article 219 de la constitution, chercher à vendre la révision de la constitution comme solution aux maux qui rongent le Congo et ses populations , est non seulement inconcevable mais aussi une diversion, une démarche politicienne visant à distraire et manipuler la population congolaise pour chercher à s’éterniser au pouvoir, avec le risque de légitimer une partition de fait de notre pays.
Par ailleurs, la constitution du 18 février a elle-même est explicite sur les conditions dans lesquelles elle peut être révisée et les articles qui ne peuvent l’être notamment, la forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président, l’Independence du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical.
Quant à l’article 217, évoqué à tort comme moyen de cession de nos terres, parce qu’il stipule que «La République Démocratique du Congo peut conclure des traités ou des accords d’association ou de communauté comportant un abandon partiel de souveraineté en vue de promouvoir l’unité africaine»; il ne s’agit pas de la cession de terres comme le souligne ceux qui le relève pour soutenir le changement de la constitution, mais plutôt d’une perte partielle de la souveraineté, normal pour tout pays qui veut s’ouvrir au monde, tel que évoqué au titre VI qui parle des Traites et Accords internationaux qui, une fois signées, conformément aux articles 69 et 213, sont supérieurs aux lois nationales.
Cet article est d’ailleurs, dans nos différentes constitutions depuis l’indépendance justement du fait de l’intégration nationale et internationale et surtout de la promotion de l’Union Africaine dans le sens de levée des barrières ou frontières entre états, la libre circulation des biens et personnes et aussi dans le cadre des organisations sous régionales dont la SADEC, CEAC, EAC, etc.
Pour AAP, il n’est donc pas opportun de prétexter, en cette période, la révision de la constitution pour quelle que raison que ce soit, et surtout pas celle de dire qu’elle bloquerait le Président à réaliser ses promesses de campagne.
Par contre, le peuple congolais attend le respect scrupuleux de la constitution en vigueur, notamment en recouvrant les territoires occupés à l’est du pays, et en instaurant la sécurité et l’autorité de l’état, l’état de droit sur toute l’étendue du territoire nationale ainsi que l’accès à l’eau potable et à l’électricité, aux services d’hygiène et aux soins de santé essentiels, à l’éducation de qualité, aux filets sociaux de sécurité, à la salubrité, à l’amélioration des infrastructures de transport surtout en milieux urbains et interurbains ainsi que l’accès aux sciences et technologies pour le progrès social.
La RDC a besoin d’un système de gouvernance visionnaire, intègre, intolérant à l’impunité, à la corruption, et mettant en œuvre une politique industrielle qui valorise les ressources naturelles particulièrement les importantes ressources minières du pays pour le bienêtre du peuple congolais.
Que vive la République Démocratique du Congo
Fait à Kinshasa, le19 octobre 2024
Théophile MBEMBA FUNDU
Président National