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Vivement la création d'un office de salubrité publique
Les conditions précaires de vie dans la capitale et d'autres grandes agglomérations du pays appellent à la création d'un office de salubrité publique pour faire face à la dégradation de l'environnement irrespirable des Congolais. Alors qu'ailleurs il est dit qu'après la pluie vient le beau temps, en République démocratique du Congo (RDC), c'est tout un autre spectacle que nous vivons. Les maux sont de diverses natures. Les caniveaux sont submergés des ordures ménagères, des déchets des origines diverses, des bouteilles en plastique; il s'ensuit une insalubrité indicible. En conséquence, lorsqu'il pleut, l'on enregistre des inondations qui entraînent des dégâts incommensurables.
Il se fait que face à ces calamités naturelles provoquées par les êtres humains, le gouvernement préfère apporter des solutions palliatives, en lieu et place d'une approche structurelle. Celle -ci consiste à la création d'un office de salubrité publique (OSP) dont la mission permanente consiste à éradiquer les maux susmentionnés.
Ailleurs, la tâche de l'assainissement n'est pas une activité temporaire. Les éboueurs sont des travailleurs rémunérés mensuellement, et l'État alloue un budget approprié pour cette tâche.
Le spectacle que Kinshasa et les autres grandes agglomérations nous offrent, surtout après la tombée des pluies torrentielles, doit interpeller les autorités du pays à tous les niveaux. À des grands maux, des grands remèdes, dit-on.
Tant qu'une réflexion de fond n'est pas engagée pour une solution durable, nous ne sortirons pas de l'ornière, et l'État continuera à opérer des dépenses régulièrement pour enterrer ses morts et venir en assistance aux victimes de ces catastrophes.
À l'heure actuelle, tels que les travaux d'assainissement se font à Kinshasa et dans d'autres grandes villes, nous ne pouvons pas nous attendre à des solutions idoines. Il y a d'abord le fait que les ouvriers affectés à ces travaux ne sont pas légalement engagés. Ils exercent de petits jobs qu'ils accomplissent avec pas d'autant de conscience professionnelle. Il se pose également un grand problème de matériels de travail. Les balais qu'ils utilisent ne sont pas de nature à leur permettre d'atteindre des résultats escomptés. Pourtant, au regard de l'ampleur des tâches à accomplir, il leur faut des engins modernes.
LA QUALITE DES INGENIEURS POSE PROBLEME
Faute d'un office approprié pour les travaux d'assainissement, il se pose un problème sérieux des ingénieurs attitrés pour des travaux de qualité. Nous constatons à travers les différents chantiers ci et là que la qualité des travaux laisse à désirer parce que mal exécutés.
Pour preuve, dans certains tronçons, les caniveaux sont restés ouverts, donnant la possibilité à certains inciviques de déverser leurs déchets dans les caniveaux. Ceux-ci se remplissent en un temps record et lorsqu'il pleut il y a débordement des eaux qui provoquent des inondations.
À ce niveau, le ministère des Infrastructures a une lourde responsabilité à travers son service de Bureau technique de contrôle (BTC). Cette structure est sensée suivre de près la qualité des ouvrages que les entreprises exécutent au nom de l'État. Mais malheureusement comme ce suivi n'est pas fait, les sociétés soumissionnées travaillent vaille que vaille. Aussi, constatons -nous que quelques mois après, les chantiers se détériorent vite au grand dam de la population.
Par ailleurs, l'État a aussi la lourde responsabilité de l'éducation citoyenne pour amener la population à modifier son comportement et à l'adapter aux exigences environnementales pour un cadre de vie décent. Car, certaines épidémies qui frappent gravement les citoyens sont la conséquence de l'insalubrité dans laquelle ils vivent. Tant qu'ils ne prennent pas conscience de ce danger, ils sont exposés à toutes sortes de danger préjudiciables à leur vie.
Muke MUKE