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Vente des uniformes: Ecoles, couturiers et revendeurs en concurrence déloyale à Lubumbashi
Le marché de vente de fournitures scolaires et les ateliers de couture restent les lieux les moins fréquentés par les parents d’élèves. Au marché Luwowoshi, communément appelé Zambia, à Lubumbashi, les uniformes sont déjà confectionnés et prêts à porter. Mais, pas de clients.
Dans sa petite maison de couture, Mlle Belinda, âgée de 22 ans et ses deux collègues s’apprêtent à finaliser les tenues scolaires à vendre. La fréquence des clients dans son atelier est faible. Raison: "elle commence ses premiers pas dans un métier déjà saturé". Mais elle reste confiante.
À Lubumbashi, la vente des uniformes, des journaux de classe et d’autres articles scolaires dans les écoles est devenue une obligation imposée aux parents. Ce commerce imposé par les promoteurs d’écoles impacte négativement l'activité des couturiers et les petits commerçants. Mme Zefani, couturière expérimentée d'une trentaine d'années, parvient quand même à s’imposer dans cette concurrence qu’elle qualifie de «déloyale».
«Nous avons reçu la commande d’un promoteur d’école pour confectionner des uniformes avec nos propres moyens. Lui ira les vendre aux parents d’élèves et, après, il viendra nous donner l’argent», a déclaré Zefani, entourée de deux élèves en attente de leurs uniformes.
En dehors de ce contrat, elle confectionne des uniformes pour des clients. Malgré la timidité du marché, elle est convaincue que les clients viendront. «Vous verrez que le marché sera bondé au mois de septembre. Après la rentrée scolaire, les uniformes ne traînent plus. Dans deux ou trois jours, ils seront tous partis», ajoute-t-elle avec un air rassurant.
De son côté, M. Charles Byamungu, vendeur d'uniformes, de chaussures scolaires et de sacs d'écoliers, est conscient des répercussions de la vente des uniformes dans les écoles. Mais, il dit avoir la maîtrise des rouages du marché.
«Non, les écoles vendent des uniformes chaque année, mais cela ne nous empêche pas de continuer à vendre à notre tour. Les lots des écoles sont toujours insuffisants et ils viendront ici pour compléter leurs stocks. C’est mon travail, j’ai la foi que les clients vont acheter même après la rentrée scolaire», explique-t-il.
A tous égards, les préparatifs de la rentrée scolaire chez les parents à Lubumbashi semblent être bloqués en raison des difficultés financières, confie José, menuisier et père de 8 enfants, exerçant son activité au quartier 5 de la commune de la Ruashi.
Patient Mubiayi MBY, C/Lubumbashi