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Un programme d’enseignement sur la rumba congolaise bientôt dans le système éducatif
La rumba congolaise pourrait bientôt faire partie intégrante du système éducatif en République démocratique du Congo. L’Institut National des Arts (INA) a annoncé l'élaboration d'un programme spécifique sur cette musique emblématique, dans le but d’inciter les jeunes à en comprendre l’histoire et à en pratiquer les techniques.
Cette annonce a été faite par le directeur général de l’INA, Félicien Tshimungu, lors d’un colloque organisé au sein de cette institution située au nord de Kinshasa. Sous le thème «L’apport de la rumba congolaise dans la diversification économique en RDC et dans la grande famille Rumba», le colloque a mis en lumière l’importance de préserver et transmettre ce patrimoine musical aux nouvelles générations.
«Ici à l’INA, nous avons appris l’histoire de la musique classique et du théâtre. Il est désormais temps que tous les enfants congolais apprennent la véritable histoire de la rumba et sachent comment la pratiquer», a déclaré Félicien Tshimungu.
L’apport historique de l’INA salué
Le directeur général a également souligné le rôle central de l’INA dans le processus d’inscription de la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance mondiale a été validée le 14 décembre 2021 par le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco grâce aux efforts conjoints des deux Congo.
«La participation active de l’INA a été cruciale pour convaincre les décideurs. C’est une reconnaissance du travail acharné des chercheurs et artistes congolais, toutes générations confondues», a ajouté M. Tshimungu.
Un soutien à l’innovation pédagogique
Le colloque a également mis en avant les efforts de l’INA pour moderniser son cycle de musicologie en intégrant des recherches artistiques adaptées aux évolutions contemporaines.
La commission de valorisation de la rumba comme patrimoine culturel immatériel a salué ces initiatives et appelé à renforcer les partenariats pour promouvoir cette musique.
«Nous saluons les publications de l’INA, notamment les trois volumes du festival Rumba Parade, qui témoignent d’un véritable engagement pour une rumba congolaise classique», a affirmé le Pr. Jean-Romain Malwengo, représentant de la commission nationale pour la promotion de la rumba congolaise.
L’intégration de la rumba dans le programme éducatif congolais s’inscrit dans une démarche de sauvegarde et de valorisation de cette musique qui traverse les générations et les frontières, tout en contribuant à la richesse culturelle et économique du pays. Tricya MUSANSI