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A U REGARD DE LA DEGRADATION DE LA SITUATION SECURITAIRE, Ituri: MSF appelle les groupes armés à épargner les civils
La situation sécuritaire dans la province de l’Ituri devient de plus en plus préoccupante ces derniers jours, marquée par les violences des groupes armés locaux et étrangers. Dans un nouveau rapport publié le mardi 25 mars, Médecins sans Frontières (MSF) indique que les violences en Ituri ont provoqué le déplacement de 100.000 personnes depuis le début de l’année 2025.
Selon l’organisation des nations unies (ONU) une intensification des violences armées contre les civils ont été signalées, mais également les attaques meurtrières qui ont fait plus de 200 morts et des dizaines de blessés.
Des structures de santé sont également les cibles d’attaques des groupes armés qui touchent les femmes, les enfants et les personnes vulnérables. Une situation qui entrave l’accès aux soins médicaux.
Dans le territoire de Djugu, l’hôpital général de Fataki a suspendu ses activités en raison des menaces écrasantes, perpétrées par des groupes armés, affectant ainsi des milliers des personnes qui se trouvent sans accès aux soins médicaux.
Ces attaques mettent en péril la vie des populations et des personnels soignants dans la zone.
Par ailleurs, dans la zone de santé de Drodro, également située dans le territoire de Djugu, près de 50 % des centres de santé ont été totalement détruits lors des affrontements entre les groupes armés.
Au regard de cette situation dramatique, l'ONG Médecins sans Frontières (MSF) appelle les groupes armés actifs dans la province de l’Ituri à épargner les civils ainsi que les structures sanitaires, qui sont des points essentiels à la survie des communautés locales.
Héritier TIMOLO