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À Tshikapa, les enseignants du public ont profité pour réclamer leurs arriérés
La rentrée scolaire 2026-2027 a démarré dans un contexte particulier hier mardi 1er septembre à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï. Alors que les établissements privés ont accueilli des élèves, la reprise demeure timide dans plusieurs écoles publiques, où des enseignants réclament le paiement de deux mois d'arriérés de salaire.
Dès les premières heures de la matinée, la présence des élèves et des enseignants dans plusieurs établissements publics est restée limitée, selon des sources locales. Cette situation intervient alors que la reprise des activités scolaires était prévue mardi 1er septembre sur l'ensemble du territoire national.
Au cœur des préoccupations exprimées par les enseignants concernés figure la question de leurs rémunérations. Les professionnels de la craie réclament la régularisation de deux mois d'arriérés de salaire, avant une reprise qu'ils souhaitent normale et durable.
DES ÉCOLES PRIVÉES OPÉRATIONNELLES
Cette situation salariale alimente depuis plusieurs semaines le mécontentement au sein du corps enseignant dans différents territoires de la province du Kasaï. Des professionnels de l'éducation avaient déjà fait part de leurs difficultés et averti sur les risques d'une rentrée perturbée si leurs revendications n'étaient pas prises en compte.
Contrairement à plusieurs établissements publics, les écoles privées de Tshikapa ont, pour leur part, effectivement ouvert leurs portes à l'occasion de cette rentrée scolaire.
Le gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi Bukasa, s'est rendu dans certains établissements privés de la ville afin de s'enquérir de la situation et de constater le démarrage des activités scolaires.
LE PAIEMENT DES ARRIÉRÉS AU CENTRE DES ATTENTES
Cette tournée intervient dans un contexte où les autorités provinciales sont confrontées à une rentrée à plusieurs vitesses : certains établissements fonctionnent normalement tandis que la reprise reste limitée dans plusieurs écoles publiques.
Pour les enseignants concernés, la question salariale demeure donc déterminante pour une reprise effective des cours dans les établissements publics.
L'évolution de la situation dépend désormais des éventuelles mesures que pourrait prendre le gouvernement afin de répondre aux revendications liées aux arriérés de salaire.
En attendant, la reprise des activités scolaires à Tshikapa apparaît comme un démarrage contrasté, marqué par une activité effective dans le secteur privé et une reprise plus hésitante dans plusieurs écoles publiques.
Félix MULUMBA KALEMBA