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Tshikapa : deux morts et trois blessés dans l'éboulement d'une mine de diamant
Deux adolescentes ont péri lors d'un éboulement d'une mine artisanale de diamant survenu le vendredi 13 février dans la ville de Tshikapa. Trois autres personnes ont été également grièvement blessées dans ce site minier implanté dans la capitale de la province du Kasaï.
Le drame s'est produit au quartier Raison Biyenge, dans la commune de Dibumba I, où une exploitation minière clandestine était en activité malgré les interdictions en vigueur. Selon des sources administratives locales, l'incident s'est produit aux environs de 16 heures, dans un carré minier exploité illicitement.
Plusieurs creuseurs se trouvaient à l'intérieur des puits souterrains, communément appelés "Majimba ", lorsque la terre s'est brusquement affaissée, provoquant l'éboulement du site.
L'effondrement a surpris les victimes au moment où elles extrayaient du diamant dans des conditions jugées précaires. Sans prendre des dispositifs de sécurité adéquats. Les deux jeunes filles, âgées d'environ 14 ans, sont décédées sur place, avant l'intervention de secours. Elles ont dès lors été ensevelies.
INTERVENTION
Après l'éboulement, trois creuseurs ont été retirés de décombres avec de graves blessures. Ils ont été conduits en urgence dans une structure sanitaire de la place pour des soins appropriés. Leur état de santé reste préoccupant, assurent des témoins présents sur les lieux.
Informé de la situation, le bourgmestre adjoint de la commune de Dibumba I, Gentil Bakenza, s'est rendu sur le lieu du drame pour constater l'ampleur de la catastrophe. Il a dénoncé l'exploitation clandestine du diamant dans cette partie de la ville, rappelant que l'exploitation minière en pleine agglomération urbaine est strictement interdite par la législation congolaise.
INTERPELLAION
" Ce type d'activité expose la population à des risques énormes. L'exploitation artisanale en ville est illégale. Elle constitue une menace permanente pour la sécurité publique", a-t-il indiqué, condamnant le non-respect des mesures réglementaires dans ce secteur.
Dans la foulée, une personne soupçonnée d'être proche du responsable de cette mine a été interpellée par les services de sécurité, avant d'être relâchée provisoirement dans le cadre des investigations en cours, ont précisé les autorités locales. Une enquête a été ouverte afin d'établir les responsabilités et déterminer les circonstances exactes de l'éboulement.
Ce nouveau drame vient s'ajouter à une longue série d'accidents régulièrement enregistrés dans les mines artisanales de Tshikapa, une ville réputée pour son activité diamantifère, mais où les exploitations illégales prolifèrent, souvent au mépris des règles de sécurité.
Face à cette situation, plusieurs voix s'élèvent pour exiger un contrôle plus strict des sites miniers artisanaux et des mesures concrètes contre le travail des enfants. De même contre l'exploitation clandestine qui continue de coûter des vies humaines.
Félix MULUMBA