Dernière minute
Société
Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
Étranger
L'Autriche a salué mercredi les efforts déployés par le Maroc en faveur du développement d'un nouveau modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l'importance de promouvoir la coopération…
Nation
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC et chef de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), James Swan, a passé en…
Situation sécuritaire à Kimpese : Guy Bandu rappelé d’urgence à Kinshasa
Le gouverneur du Kongo Central, Guy Bandu et l’Administrateur du territoire de Songololo, ont été rappelés à l’immédiat à Kinshasa. C’est l’une des mesures prises par la Commission interministérielle instituée en raison de la situation sécuritaire de la cité de Kimpese qui a conduit à des manifestations violentes et meurtrières entre la population et les forces de l’ordre pendant deux jours: du 29 au 30 janvier dernier avec un bilan de 7 morts, dont 4 civils et 3 policiers, 19 personnes dont 4 policiers et 15 civils parmi les blessés.
Instituée par le Premier ministre Sama Lukonde, à la demande du président de la République, Félix Tshisekedi, la Commission interministérielle s’est entretenue pendant trois jours (du 1er au 3 février courant) avec les autorités politico-administratives et les forces vices de la cité de Kimpese, territoire de Songololo, au Kongo Central.
Ces entretiens ont permis de faire la lumière sur ces incidents qui ont occasionné les pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants pendant les deux jours (les 29 et 30 janvier).
Au terme de cet entretien, une batterie de mesures ont été prises par ladite commission, composée du vice-ministre de l’Intérieur, Jean-Claude Molipe Mandongo, du vice-ministre de la Justice, Thaddée Mambulau Mbemba et du ministre des Droits humains, Albert Fabrice Puela, selon un communiqué officiel de la Commission dont Forum des As a obtenu une copie.
DOTER KIMPESE DE COMPTEURS DE LA SNEL ET DE LA REGIDESO
Parmi ces mesures, on retient notamment le rappel à Kinshasa, à l’immédiat pour consultation du gouverneur du Kongo Central, Guy Bandu et de l’Administrateur du territoire de Songololo.
Le commandant du commissariat territorial ad intérim de Songololo a été également rappelé à l’immédiat à Kinshasa pour des mesures disciplinaires par le Commissariat général de la Police nationale congolaise (PNC).
En outre, des éléments des FARDC et ceux de la PNC ont ouvert le feu sur la population. Ils ont ainsi été mis à la disposition de la justice militaire. Par conséquent, des audiences foraines seront organisées de manière imminente.
Pas seulement. La Commission interministérielle a décidé du renforcement des dispositifs sécuritaires à Kimpese, de l’installation à Kimpese de l’Administrateur du territoire assistant en charge des questions politiques et administratives jusqu’à nouvel ordre, ainsi que de la restructuration immédiate de la police du territoire de Songololo.
La prise en charge, par le Trésor public, des obsèques des victimes et des soins des blessés internés dans les formations médicales de Kimpese figure parmi les mesures prises. Il y a aussi la nécessité de doter l’agence de Kimpese des compteurs par les Directions générales de la SNEL et de la Regideso pour une consommation réglementaire.
ABSENCE DE COORDINATION SECURITAIRE
Dans le constat fait par la Commission interministérielle durant son séjour dans la terre de Kimpese, elle a relevé entre autres l’absence d’une bonne coordination sur le plan sécuritaire dans le chef des autorités politico-administratives provinciales.
De même, le déficit de collaboration entre les services de sécurité et les autorités politico-administratives. Notamment l’Administrateur du territoire de Songololo dont Kimpese relève. Aussi, a-t-on relevé la passivité et le manque de sens d’anticipation de l’autorité provinciale, malgré le rapport sécuritaire que les services lui ont transmis. La Commission a également évoqué l’absence de toute initiative de répression des auteurs des crimes, décriés par les parquets, civil et militaire.
La Commission a également constaté « la surfacturation forfaitaire par la SNEL et la Regideso des consommations domestiques ; la fermeture, depuis plus de 12 ans, de la Cimenterie nationale (Cinat), considéré comme principal employeur de la population paupérisée dans un chômage sans nom« .
La Commission interministérielle a relevé aussi le laxisme de certains éléments de la Police vis-à-vis des délinquants, principalement des « kuluna« , ayant créé une méfiance dans le chef de la population à l’endroit des agents de l’ordre.
Comme pour l’apaiser, la Commission informe l’opinion que les travaux de rénovation des infrastructures de la Cinat, sont en cours, conformément à la promesse du chef de l’Etat.
La situation malheureuse qui a prévalu à Kimpese est la conséquence directe de la mal gouvernance dans le chef des autorités politico-administratives de la province dans leur ensemble. Kléber KUNGU