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Séoul veut participer à la reconstruction de la région du Golfe selon les besoins de chaque pays
SEOUL, 22 juin (Yonhap) — Un groupe de travail a été formé par le gouvernement pour identifier le type de coopération spécifique que recherche chaque pays du Moyen-Orient afin de mieux soutenir les entreprises sud-coréennes qui désireraient participer aux efforts de reconstruction dans la région.
C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Cho Hyun, lundi en conférence de presse. «On s’était préparé à l’avance à la période suivant la fin des hostilités», a-t-il dit. «Dans le but d’arranger la participation de nos entreprises à la reconstruction des sites endommagés au Moyen-Orient et proposer là-bas des accords économiques plus généraux et exhaustifs, nous avons créé au sein du ministère une équipe de coopération économique globale Corée-Moyen-Orient et avons cherché activement par le biais de nos représentations diplomatiques les besoins de coopération propres à chaque pays.»
«Durant cette guerre, la Corée du Sud a pu confirmer auprès des pays du Moyen-Orient sa réputation de partenaire sur lequel ils peuvent compter même dans les moments difficiles», a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis et l’Iran ont signé la semaine passée un mémorandum d’entente (MoU) en vue de prolonger de 60 jours le cessez-le-feu et ouvrir la voie à des négociations pour un accord final, lequel est censé régler tous leurs différends.
Cho s’est engagé à travailler avec Washington et le reste de la communauté internationale pour permettre que cet accord ne soit pas un simple répit temporaire mais serve de base à une paix durable et à la stabilité dans la région.
Concernant les navires qui étaient bloqués dans le golfe Persique et appartiennent à des entreprises sud-coréennes ou ont quelque autre lien avec le pays, Cho a expliqué que le gouvernement continuait à surveiller attentivement l’évolution de la situation et à s’assurer que ces bâtiments et tous les marins sud-coréens restent en sécurité.
Aujourd’hui, deux de ces navires ont pu franchir le détroit d’Ormuz, une première depuis la conclusion du MoU, par lequel Téhéran se disait prêt à agir en vue de la reprise totale du transit sur cette voie maritime. Ils ne sont désormais plus que 22 à attendre de pouvoir passer.
Il a conclu : «Le ministère des Affaires étrangères, agissant en commun avec le ministère des Océans et les représentations diplomatiques, vérifie constamment les conditions de passage dans le détroit d’Ormuz et la sécurité de nos bateaux et marins, tout en continuant à coopérer avec les pays concernés pour permettre dans les plus brefs délais le passage libre et sûr de tous les navires.»