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Selon un rapport de l’Ong CREFDL rendu public hier : L’Assemblée nationale sous Mboso a dépensé 90,2 millions USD pour l’acquisition de 26 bus
*Ces fonds, détaille l’ONG, ont été utilisés pour l’achat de 12 bus de 30 places de marque Coaster et de 14 minibus destinés au transport des directeurs des services…
Des cadavres dans les placards de l’Assemblée nationale. Le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) a, dans un rapport intitulé « le Biface du Parlement : un contrôleur à contrôler », publié hier jeudi 9 mai, fait état de dépassement budgétaire au Parlement.
Selon ce document de CREFDL, l’Assemblée nationale a dépensé, durant la période de 2021 à 2023, plus de 90,2 millions de dollars américains dans les achats des véhicules terrestres contre une prévision de 4,5 millions USD.
Dans son rapport, cette organisation de la société civile note que le bureau Mboso a dépensé ces fonds pour acquérir seulement 12 bus de 30 places assises, de marque Coaster (affectés au transport du personnel administratif) et 14 minibus destinés au transport des directeurs des services.
Ce n’est pas tout. L’ONG rapporte également que le bureau Mboso aurait également acheté une parcelle au quartier Beau vent, dans la commune de Lingwala, pour une somme de 4,1 millions USD afin d’ériger les services de l’administration et les bureaux des commissions permanentes de l’Assemblée nationale.
«Le prix de cette parcelle, la procédure d’achat et l’adresse physique sont tenus secrets. Malgré le décaissement de ces fonds par le trésor public, les bureaux des commissions permanentes sont toujours locataires», a relevé Valéry Madianga, coordonnateur national de CREFDL.
Autre fait révélé par CREFDL est la constitution, en 2023 d’un crédit de 3,4 millions de dollars et d’un autre de 7,6 millions en 2024, par le même bureau Mboso, pour la construction d’un bâtiment devant abriter le Centre médical de l’institution que dirige l’élu du Kwango. Pour cette organisation, ces montants sont excessifs et ne reflètent en rien la qualité ni la capacité de cet hôpital attendu.
CREFDL s’insurge aussi contre le fait que l’Assemblée nationale et le Senat ont, par une simple mise à disposition des fonds (MAD), bénéficié d’un montant aussi élevé de 309 millions USD dans le cadre d’une ligne de crédits appelée «fonds spécial d’intervention», censés financer les dépenses de routine.
Dans ses recommandations, CREFDL demande au Chef de l’Etat de responsabiliser la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances d’effectuer un audit sur l’utilisation des fonds alloués au Parlement de manière générale.
Ce rapport sur la gouvernance budgétaire du Parlement révèle qu’entre 2021 et 2023, les deux chambres ont dépensé 1,1 milliard USD (un dépassement de 298,9 millions) dont 60 % utilisés par l’Assemblée nationale et 40%, par le Sénat. Didier KEBONGO