Dernière minute
Société
Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Les juridictions civiles, les juridictions militaires compétentes en matière de violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que les offices des parquets de Kinshasa disposent désormais de…
Étranger
L’Autorité turque de gestion des catastrophes et des situations d’urgence (AFAD) indique que 109.332 tonnes d’aide humanitaire ont été acheminées vers les zones touchées par les attaques…
Nation
La Minière de Bakwanga (MIBA) a sollicité l’intervention du gouvernement afin de mettre fin aux actes de spoliation qui touchent son patrimoine foncier à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-…
Selon l'enquête d'une ONG, nombre d'habitants des zones affectées considèrent Ebola comme un mythe
Une évaluation rapide des besoins menée par ActionAid, dans trois zones de santé de l'Ituri, rapporte que la désinformation et le déni " restent généralisés ". Ainsi, dans leur lutte contre l'épidémie d'Ebola, les humanitaires doivent aussi faire face à la désinformation, à la superstition et à la méfiance des populations.
Environ un tiers des habitants de certaines zones touchées par Ebola en RDC considèrent la maladie comme un mythe ou pensent qu'ils peuvent s'en protéger sans soins médicaux, indique l'ONG ActionAid. Seules 34 pour cent des personnes interrogées ont pu identifier correctement au moins trois modes de transmission du virus.
Un habitant de Lita, Ngone Ngobba Jean Claude, a confié à ActionAide l'opinion des membres de sa communauté sur cette épidémie. " Au sein de la communauté, les gens n'arrivent pas à croire à cette maladie. Certains l'appellent maladie satanique, tandis que d'autres pensent qu'elle a été inventée pour gagner de l'argent. Certains croient que la consommation de boissons alcoolisées fortes les immunise ".
Alors que les professionnels de santé et les autorités locales tentent de contenir la propagation du virus mortel, souligne ActionAid, la peur, la stigmatisation et la désinformation continuent d'alimenter des comportements à risque et de retarder le recours aux soins médicaux.
" Nous ne luttons pas seulement contre un virus mortel, mais aussi contre les mythes, la peur et une méfiance profondément ancrée ", a déclaré Saani Yakubu, directeur d'ActionAid en RDC, en évoquant les efforts de sensibilisation menés auprès des communautés.
" Nous travaillons dur afin de déconstruire de nombreux mythes et fausses informations pour aider les gens à mieux comprendre les risques, réduire les craintes et encourager les comportements de protection conformément aux directives fournies ", a-t-il ajouté.
ActionAid estime que la lutte contre l'épidémie actuelle nécessite une réponse rapide et coordonnée, fondée sur la détection précoce des cas et l'engagement communautaire pour s'attaquer aux fausses informations qui prédominent dans certaines parties des communautés touchées.
Fyfy Solange TANGAMU