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Sama Lukonde dépose à temps le projet de Budget de l’exercice 2023 chiffré à 14,6 milliards USD
*Selon la Primature, il y a un accroissement significatif par rapport au Budget de l’exercice 2022, des parts des crédits alloués aux secteurs sociaux (Santé 61,7% et Education 38,7%) et porteurs de croissance, en vue d’assurer la diversification de l’économie, notamment vers l’Agriculture (109,2% et la Pêche et l’Elevage (202, 9%).
Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a réédité son exploit de l’année dernière, à savoir, déposer dans le délai légal, et ce pour la deuxième année consécutive, le projet de Loi de Finances de l’exercice 2023 au bureau de l’Assemblée nationale. C’était hier à l’ouverture de la session ordinaire de septembre.
Devant la presse au Palais du peuple, le Chef du gouvernement a exprimé sa détermination à respecter la constitution en cette matière. Aussi, a-t-il rappelé que l’année passée, le 15 septembre 2021, il était à ce même endroit en vue de déposer le projet de budget de l’exercice 2022.
«Nous avions, à ce moment-là, affirmé que le gouvernement que je dirige et selon la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, devrait être respectueux des textes. Ici, c’est cette manifestation de déposer, pour la deuxième fois, le budget dans le délai constitutionnel. Et donc, c’est un exercice auquel le gouvernement aujourd’hui, s’est donné une exigence. Et, nous le faisons avec le ministère d’État, ministère du Budget et la collaboration de tous les autres ministères. C’est juste s’y prendre à temps pour pouvoir rencontrer cette exigence. Et ici, en ce qui concerne le budget que nous venons déposer, je voudrais juste donner quelques éléments. Parce qu’en réalité, la primeur est réservée, comme vous le savez, au parlement où nous venons le défendre», a-t-il laissé entendre.
Ce budget est chiffré à 14,6 milliards de dollars américains, soit une augmentation de près de 32% par rapport à l’année précédente, dont le budget était chiffré à près de 12 milliards de dollars américains.
Il connait un accroissement de 45,8% des crédits alloués aux investissements par rapport à leur niveau de 2022 entrainant ainsi une amélioration de sa part dans le budget général de 35,5% en 2022 à 37,8% en 2023.
Ce n’est pas tout. Ce projet de Budget pour l’exercice 2023 connait également un accroissement significatif, par rapport au Budget de l’exercice 2022, des parts des crédits alloués aux secteurs sociaux (Santé 61,7% et Education 38,7%) et porteurs de croissance, en vue d’assurer la diversification de l’économie, notamment vers l’agriculture (109,2% et la Pêche et Elevage (202, 9%).
Il prend en compte le renforcement des parts de crédits alloués aux secteurs de la défense et sécurité passant ainsi de 9,9% du budget général en 2022 à 10,4% en 2023.
Selon la Primature, ce budget, avec les réajustements qui devront y être apportés par la commission ECOFIN de la Chambre basse du Parlement, permettra d’accélérer la mise en œuvre du programme ambitieux de développement local des 145 territoires porté par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
la CENI prise en compte
Les scrutins de 2023 n’ont pas été oubliés. Ce budget permettra également de doter la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) des moyens de sa politique pour organiser les élections de 2023 dans les délais constitutionnels.
Au cours de la plénière d’ouverture, le speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia a exhorté les députés nationaux à déposer au bureau de la Chambre Basse du Parlement leurs rapports des vacances parlementaires qui contiennent les préoccupations et recommandations de leurs bases respectives, et dont la synthèse sera transmise au gouvernement qui est censé répondre à ces attentes.
Selon Mboso, la Session ordinaire qui s’était ouverte hier jeudi 15 septembre est, de par la volonté du Constituant, essentiellement budgétaire. Dès lors, priorité sera accordée à l’examen et au vote de la Loi de Finances de l’exercice 2023, qu’il revient au Gouvernement de déposer dans les délais requis par la Constitution et la Loi du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques.
LE satisfecit de mboso
À ce sujet, il a rappelé que l’article 84 de la Loi relative aux finances publiques prévoit ce qui suit : «Le projet de loi portant reddition de comptes du dernier exercice clos, y compris les documents prévus aux articles 81 et 82, points 1 et 2, de ladite Loi est déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le 15 mai de l’année suivant celle de l’exécution du budget auquel il se rapporte», fait savoir Christophe Mboso.
«Je rappelle aussi que l’article 87 de la même loi subordonne l’examen du projet de loi de finances de l’année au vote préalable de la loi portant reddition des comptes de l’exercice clos. Au nom des Honorables Députés, du Bureau et au mien propre, je félicite le Gouvernement pour le dépôt du projet de loi portant reddition des comptes de la Loi de finances de l’exercice 2021 et le projet de loi des finances de l’exercice 2023. Ceci permettra à chacune de deux Chambres du Parlement de l’examiner, dans le délai requis par la Constitution et la Loi relative aux finances publiques», a déclaré le Speaker de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia. Didier KEBONGO