Dernière minute
Société
"La patience ne connaît pas le temps" est le second message que nous avons découvert sur un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter (voir celui de droite). C'est un proverbe sénégalais.
Cette expression signifie que la vraie patience s'affranchit de l'obsession de la montre et de l'urgence, car…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans le cadre du Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, la coopération dans le secteur de la santé entre la Fédération de Russie et la RDC connait un renforcement. Avec la signature, le…
Étranger
Il faut lutter contre la contrebande et investir dans les routes de desserte agricole
Pour tirer pleinement profit de l'accès préférentiel au marché chinois, la RDC doit renforcer le…
Nation
L’Assemblée nationale a déclaré recevable le projet de loi portant reddition des comptes exercice 2025, présenté par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, au…
Rose Mutombo: « Le pays a besoin d’une vraie justice; ensemble nous pouvons changer le rituel «
La nouvelle ministre de la Justice et garde des sceaux, Mme Rose Mutombo Kiese, a pris le bâton de commandement, hier mardi 27 avril, à l’issue d’une cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, le vice-ministre Bernard Takahishe. Elle se lance le défi de concourir à une vraie justice en RDC et appelle à la contribution de tous ses collaborateurs.
« Le discours prend rendez-vous aujourd’hui, parce que nous avons beaucoup de défis à relever dans ce ministère. Je voulais vous dire seulement une chose. Le pays a besoin d’une vraie justice. Que tout celui qui veut apporter une pierre ou une contribution pour que cette justice, qui élève une nation, soit effectivement rendue. Nous avons besoin des efforts de toutes les personnes. Je vous assure, je suis du secteur et je sais qu’il y’a beaucoup de difficultés à relever. Ensemble, je crois sincèrement qu’on peut changer le rituel dans ce pays « , a déclaré Mme Rose Mutombo.
Travailler ensemble pour construire un Etat de droit
Rose Mutombo croit qu’avec l’esprit du président de la République et sa détermination à instaurer un véritable Etat de droit en République démocratique du Congo, les lignes vont bouger. « Nous osons croire que l’image que nous donnons de la justice de ce pays, à travers moi et tout ceux qui vont travailler avec moi, va contribuer à ce qu’on puisse parler positivement du Congo« .
Pour sa part, le ministre sortant de la Justice a offert sa disponibilité à continuer à collaborer avec son successeur pour le partage de certaines informations. « Je sais que vous avez la capacité. Je ne doute pas un seul instant. En tant que professionnel dans le secteur qui est le nôtre, je pense que rien ne vous sera informel. J’attire votre attention, car c’est un ministère très complexe, que toute la population urbaine et les autres ministères minimisent. Je pense que vous avez toutes les capacités pour gérer les stresses, les problèmes… Je vous souhaite toutes les bonnes chances. Nous sommes très attentifs à tout ce qui va se passer. Si vous avez une information, nous sommes disponibles. Nous ne pouvons pas développer ce pays, si nous nous mettons à nous regarder comme des chiens et chats« , a indiqué Bernard Takahishe.
Des dossiers qui attendent la nouvelle ministre
Au terme de la lecture du procès-verbal de passation des pouvoirs, la nouvelle patronne de la justice congolaise, a sur le champ, pris brièvement connaissance de quelques dossiers saillants qui l’attendent sur son desk de travail.
Ce procès-verbal indique clairement qu’à la suite des états généraux de la Justice, 350 recommandations ont été faites. Elles s’articulent sur quatre axes liés à la justice, à la qualité de la justice, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, à la performance du ministère de la justice, mais aussi à une justice fondée sur la dignité et la personne humaine.
« Il y a des dossiers sur lesquels nous attirons votre attention en ce qui concerne le contentieux, le procès-verbal. Il y a le dossier RDC contre Ouganda. Ce dossier a une importance pour notre pays, parce qu’il s’agit d’obtenir l’indemnisation d’effets de guerre qui ont été promis par les troupes d’Ouganda dans le territoire de la RDC », a déclaré Takahishe. Ensuite, poursuit-il, le contentieux international auquel vous devez attirer toute votre attention, parce que nous avons plusieurs contentieux internationaux et plusieurs condamnations. Il y a aussi la question de la restructuration, surtout la réformation des structures pénitentiaires notamment Makala, N’djili. «
Il a été signifié également l’existence de tout un programme que le ministère a signé avec le Pnud. Mais aussi la question d’installation effective de la police judiciaire de parquet qui est toujours pendante. Aussi, la question des officiers, le problème de la nationalité, et des violences faites aux femmes.
Rocco NKANGA