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Requin-do: les maîtres en art martiaux satisfaits du séminaire pour instructeurs
Les ceintures noires de différents arts martiaux et autres experts en lutte et en boxe participant au séminaire pour instructeurs de Requin-do kick punch (Mushipa nzila, en langue locale) se disent satisfaites des séances d’apprentissage de cette discipline d’origine congolaise, initiée par le grand maître Tshibambe Mwimba Dieudonné, alias « Chinois ». Pour rappel, la Fédération congolaise de Requin-do kick punch organise depuis le dimanche 5 février des séances dominicales de formation pour instructeurs, en vue de préparer des personnes capables de transmettre de manière fidèle cette nouvelle discipline, qui valorise la culture congolaise. Aux côtés des ceintures noires de Requin-do, plusieurs autres maîtres du jiu-jitsu traditionnel, du jiu-jitsu brésilien, du judo, du Mukumbusu, du tang soo do, de la lutte… prennent une part active à ces assises. Elles ont exprimé leur satisfecit à Forum des As, le dimanche 26 février dernier, à l’issue de la quatrième séance d’apprentissage. Micro-baladeur.
Me Jean-Louis Muambi, Ceinture noire 5ème dan/Jiu-Jitsu traditionnel.

« J’apprécie le Requin-do, tout d’abord, parce que c’est un Congolais qui a créé ce style. En tant que connaisseur en arts martiaux, nous apprécions. On apprend chaque jour. En examinant les méthodes et les techniques du Requin-do, nous pouvons dire que c’est vraiment dans l’esprit des arts martiaux, donc c’est bon ».
Me Doudou Molumba » Maréchal », maître de Mukumbusu et ceinture marron de jiu-jitsu

« Le Requin-do me plaît beaucoup, car c’est un style purement congolais. Une création congolaise. Ce qui montre que nous avons un apport dans les arts martiaux. Quant au séminaire, il évolue bien. Bien que provenant de styles différents, mais entre maîtres, il y a une bonne compréhension et cohésion, de manière générale ».
Me Rams Ramazani « Rama Force », 3ème dan/Tang Soo Do.

« Ce qui m’a motivé, c’est parce que c’est un Congolais qui en est le créateur. Nous sommes obligés de lui prêter main forte pour que la discipline aille de l’avant. Ce qui rend facile le Requin-do, c’est que les mouvements et les techniques de base ont des appellations tirées du lingala, du swahili, du tshiluba, du kikongo, ainsi que dans d’autres dialectes nationales).
Me Serge « Djino » Bayekula, Ceinture noire 1er dan/Judo.

« Avec ce séminaire de Requin-do, j’ai compris que dans toute discipline, il faut ajouter d’autres connaissances. Certains mouvements de judo, je les ai mieux compris dans la pratique du requin-do. Ce qui me facilite, c’est que les langues utilisées sont des langues congolaises. Il existe une manière propre de se saluer, qui fait la beauté de cet art martial ».
Me Jean-Claude Masodi Mbuka « Sodi », ceinture noire 5ème dan jiu-jitsu traditionnel et brésilien.

« J’apprécie beaucoup les techniques du Requin-do, cette nouvelle discipline originaire de la RDC. Je m’adapte facilement. Je m’adapte facilement, surtout qu’à l’époque j’ai été formé au karaté, par Me Tshibambe Chinois lui-même, créateur du Requin-do ». Propos recueillis par Aimé TUTI/CP