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Révision constitutionnelle : la Cenco au cœur d'un face-à-face entre Majorité et Opposition
Le débat autour d'un éventuel changement ou d'une révision de la Constitution franchit une nouvelle étape. Hier jeudi 18 juin à Kinshasa, deux figures politiques ont été reçues au siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dans le cadre des consultations initiées par les évêques catholiques. Il s'agit de delly Sesanga pour l'Opposition et de Jean-Claude Tshilumbayi pour la Majorité.
Président du parti Envol et figure de l'opposition, Delly Sesanga a présenté aux évêques les préoccupations de son camp politique face au projet de révision ou de changement de la Constitution. L'opposant estime que cette initiative ne répond pas aux priorités actuelles du pays et pourrait susciter davantage de tensions dans le contexte politique national.
Par cette audition, l'opposition entend faire entendre sa voix auprès de l'Église catholique, dont les prises de position influencent souvent le débat public dans le pays.
JEAN-CLAUDE TSHILUMBAYI PORTE LA VISION DE LA MAJORITE
De son côté, Jean-Claude Tshilumbayi, cadre de l'UDPS et premier vice-président de l'Assemblée nationale, a exposé la vision de la majorité présidentielle. Il a présenté les arguments favorables à une éventuelle réforme constitutionnelle, défendant la nécessité d'adapter certaines dispositions de la Loi fondamentale aux réalités et aux défis actuels du pays.
Cette démarche vise à permettre à la Cenco de disposer d'une lecture équilibrée des positions en présence avant toute prise de position officielle.
La Cenco en quête d'un consensus national, a reçu ses deux représentants de l'Opposition et de la Majorité dans le cadre de l'assemblée plénière extraordinaire des évêques catholiques, soucieuse d'écouter toutes les sensibilités politiques, afin de recueillir les avis des acteurs concernés sur cette question qui divise la classe politique congolaise.
La démarche des évêques s'inscrit dans leur mission d'accompagnement de la nation et de promotion du dialogue sur les grandes questions d'intérêt national.
Alors que le débat sur la révision ou le changement de la Constitution continue d'alimenter les discussions au sein de l'opinion publique, la position de la Conférence épiscopale de l'Eglise catholique est attendue avec une attention particulière.
Selon plusieurs sources, les évêques pourraient rendre leurs conclusions au plus tard le samedi 20 juin.
Dans un contexte politique marqué par des divergences profondes entre la Majorité et l'Opposition, cette déclaration pourrait contribuer à orienter les discussions sur l'avenir institutionnel du pays.
César IPOKA