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Remaniement ministériel : des préalables s'imposent
La République démocratique du Congo (RDC) est l'un des rares pays au monde qui comprend un nombre très élevé de partis politiques. Parmi eux, beaucoup ne sont pas en règle vis -à-vis de la loi qui porte sur l'organisation et le fonctionnement de partis politiques. L'une des conséquences de cette situation atypique est la taille éléphantes- que des gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays.
Chaque fois qu'il y a un remaniement ministériel, ce sont des sommes colossales qui sont décaissées par le trésor public pour les indemnités de sortie des membres du gouvernement sortants et les frais d'installation des entrants. En ce moment où dans les salons hupés de la haute ville et même dans les rues l'on parle de plus en plus sur un probable remaniement ministériel, certains préalables s'imposent pour éviter cette fois le saignement du trésor public.
Les ONG qui luttent contre la mauvaise gouvernance et certains partis politiques de l'Opposition exigent préalablement l'assainissement du microcosme politique congolais avant de procéder à un quelconque remaniement ministériel.
À ce propos, il sied de souligner que personne ne peut aujourd'hui donner le nombre exact de partis politiques qui fonctionnent effectivement en RDC. Même au ministère de l'Intérieur et de la sécurité, nous parions qu'aucun chiffre exact ne peut être communiqué si quelqu'un voulait connaître le nombre de formations politiques exerçant dans le pays. Pour introduire un véritable changement dans la gouvernance politique et financière du pays, le gouvernement ferait mieux de s'attaquer à la racine du mal qui ronge la RDC. Pour ce, un contrôle rigoureux est exigé au niveau du Secrétariat général du ministère de l'Intérieur chargé de partis politiques. La plupart d'entre eux ont été autorisés à fonctionner de manière complaisante. À l'approche de chaque annonce de la formation d'un nouveau gouvernement, ils s'agitent à travers les médias dans le seul but de faire entrer les présidents ou un des membres influents dans la nouvelle équipe gouvernementale. Comme ils sont très nombreux, il va de soi que le nombre de ministres soit élevé, étant donné que le principe dans le zoo politique congolais est le suivant : devenir ministre ou mourir.
Il est sûr et certain que beaucoup de partis politiques ne remplissent pas les conditions fixées par la loi. Il y en a qui sont de caractère familial alors qu'ils sont appelés à avoir une configuration nationale. C'est pourquoi, dans beaucoup de cas ce sont les proches biologiques du président qui se retrouvent dans les postes attribués au parti. C'est la raison pour laquelle certains se sont disloqués.
REVENIR A LA SITUATION NORMALE
Si nous jetons un regard rétrospectif sur les annales de l'histoire de notre pays, nous remarquerons que dans les années qui ont suivi l'indépendance, les gouvernements ont tous été de taille réduite. La palme dans ce domaine a été remportée par le gouvernement issu de la Conférence nationale souveraine(CNS) formé par l'inoubliable Étienne Tshisekedi wa Mulumba, Premier ministre. Dans son intransigeance légendaire, l'homme n'a nullement cédé aux pressions de certains opportunistes qui tenaient à un gouvernement gigantesque dans lequel ils feraient tous partie. Ce refus catégorique face aux chantages et intimidations lui a coûté son poste de chef de l'exécutif. Cela a par contre positivement contribué à sa popularité.
À des grands maux, des grands remèdes, dit-on. De même que le gouvernement a pris la courageuse décision d'interdire à certains partis politiques de l'Opposition de fonctionner pour cause de collusion avec l'ennemi du pays, il importe qu'il prenne également la grave décision de dissoudre toutes les formations politiques qui ne répondent pas aux critères légaux, cela pour réduire les tribulations dans le microcosme politique rd congolais.
Muke MUKE