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Raïssa Malu signe une autre innovation : la carte biométrique pour les enseignants
Depuis son avènement à la tête du ministère de l'Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (Edu -NC), la ministre d'État, Raïssa Malu,ne cesse d'aller d'innovation en innovation. La dernière en date est la mise en œuvre d'un système national intégré d'identification biométrique et de la paie électronique des enseignants. Les acteurs principaux de cette action sont le ministère de l'Edu -NC avec en tête sa patronne, et la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs du personnel enseignant et administratif (Dinacope), dirigée de main de maître par un technicien chevronné, Boniface Mbaka Ngapembe. C'est lui l'architecte de la nouvelle configuration de la Dinacope, anciennement appelée Secope. Dans les différentes fonctions qu'il a assumées dans ce secteur et à la Dinacope où il a été Directeur provincial de Kin Ouest, il a travaillé avec plusieurs ministres qui ont apprécié son expertise.
Il faut relever que ce projet est conçu pour répondre à des impératifs de rigueur administrative, de transparence absolue et de service de qualité aux agents. Cette solution s'appuie sur un modèle de co-branding au travers duquel la carte émise doit posséder deux applets sécurisés dont un applet Dinacope (identification biométrique pour le contrôle) et un applet bancaire/ Fin Tech (paiement conforme aux normes PCI).
Le ministère de l'Edu -NC, par l'intermédiaire de la Dinacope, place au cœur de ses priorités la bonne gouvernance administrative, la transparence dans la gestion des effectifs des enseignants et la garantie de leurs droits sociaux.
Le constat établi est que la gestion actuelle, bien que mobilisant des efforts considérables, repose sur des mécanismes partiellement manuels et cette réalité engendre des défis opérationnels majeurs, notamment des risques d'inexactitude dans le recensement des enseignants, des difficultés dans le contrôle rigoureux de la présence effective, et des vulnérabilités pouvant conduire à des cas de fraude (doublons d'identité, enseignants fictifs). Ces imperfections affectent directement l'efficacité de l'allocation des ressources humaines et financières du secteur, et peuvent nuire à la qualité du service éducatif rendu à la nation.
Parallèlement, l'engagement du ministère de l'EDU -NC envers ses agents exige de moderniser et de sécuriser les conditions de versement de leur rémunération. Par conséquent, il est impératif que chaque enseignant et administratif bénéficie d'un accès simple, fiable et sécurisé à son salaire, où qu'il soit affecté sur le territoire national, dans le respect total de sa dignité professionnelle.
OBJECTIFS VISES PAR CETTE INNOVATION
Cette innovation vise plusieurs objectifs. Il s'agit, primo, d'atteindre la bonne gouvernance et la maîtrise des effectifs. Ici, l'objectif est de constituer une base de données biométriques centrale et incontestable de l'ensemble du personnel enseignant, éliminant définitivement les doublons et les inscriptions irrégulières; s'assurer que les processus d'établissement et de règlement de la paie reposent sur des données d'effectif, exactes et vérifiées.
Le deuxième objectif concerne l'amélioration du service aux agents. Le but est de doter chaque agent d'un moyen de paiement moderne (carte bancaire), universellement accepté et sécurisé selon les standards internationaux ; permettre à tous les enseignants, y compris en zone rurale, de disposer de leur salaire sans délai, 24 h/24 et 7 jours/7, via un réseau étendu de points de retrait ; poser les bases d'une identité administrative numérique sécurisée pour le personnel enseignant.
Le troisième et dernier est l'objectif de pilotage et de confiance. Il vise à instaurer un climat de confiance renouvelé entre l'administration et les enseignants quant à la fiabilité du système de rémunération, leur démontrer l'engagement de l'État pour une gestion intègre du secteur éducatif.
Ce projet couvre l'enrôlement, la production de cartes biométriques et bancaires pour l'ensemble des enseignants et du personnel administratif pris en charge par le Trésor public, avec une phase pilote obligatoire avant la généralisation.
MULTIPLES AVANTAGES
Avec ce système qui sera opérationnel d'ici-là, les enseignants et même le pays vont tirer multiples avantages. Il y aura la fin des perturbations du calendrier scolaire. Les enseignants n'auront plus à quitter leurs lieux de travail pour se rendre auprès de leurs banques payeuses. Actuellement celles-ci sont malheureusement installées seulement dans des endroits accessibles et économiquement viables. Pendant le déplacement des enseignants, les cours sont perturbés et le calendrier scolaire en pâtit.
En plus, en parcourant ces longues distances, les chevaliers de la craie sont exposés à plusieurs risques dont des accidents. Pour preuve, il y a moins d'un mois, quelques enseignants du Kwango ont trouvé la mort alors qu'ils se rendaient à Masimanimba pour toucher leur salaire. Peu avant, des enseignants ont péri dans un naufrage sur le lac Mai - Ndombe au moment où ils allaient percevoir leur rémunération loin de leur lieu de travail.
Le nouveau mode de paie des enseignants va mettre fin aux bradages de fonds qu'opèrent souvent les criminels ces derniers instants.
Un autre grand avantage pour les enseignants sera la fin de la pratique humiliante de la Banque Lambert à laquelle ils recourent lorsqu'ils ne sont pas payés à temps. Les intérêts étant exorbitants, chaque fois qu'ils ne s'acquittent pas de leurs dettes, le montant ne fait qu'augmenter. Ce qui appauvrit davantage les agents.
Une autre pratique honteuse qui ne sera pas de mise est celle de la retenue à la source de la dîme par certains bureaux gestionnaires.
Avec autant d'avantages à gagner, sans aucun doute, le banc syndical du ministère de l'Edu-NC et tous les enseignants vont applaudir de deux mains cette innovation de la ministre d'État Raïssa Malu, qui marque un tournant historique dans les conditions de vie des chevaliers de la craie. Muke MUKE