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Ata na lifelo toko samba kaka". Cette phrase en lingala se traduit littéralement par : " Même en enfer, nous allons quand même plaider [notre cause].
Dans un sens plus imagé, cela signifie qu'on ne compte pas se laisser faire ou se taire, peu importe la difficulté…
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Avocats Sans Frontières (ASF) a lancé un projet d’assistance judiciaire à la prison centrale de Makala. Cette initiative permettra aux ONG locales travaillant avec AVS…
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La République du Honduras a décidé de suspendre sa reconnaissance de la pseudo "rasd".
Cette décision a été communiquée à M. Nasser Bourita, ministre des Affaires…
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En séjour officiel à Kananga, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présidé hier mercredi 22 avril la cérémonie nationale de clôture du mois dédié aux droits…
Présidentielle 2023 : Katumbi en meeting ce samedi à Kinshasa
Après avoir séduit l’Est et l’Ouest de la RDC, Moïse Katumbi va essayer de convaincre ses compatriotes habitant Kinshasa de voter pour lui. Le candidat président n°3, avant d’aller défier le président candidat, Félix Tshisekedi, dans son fief de l’espace Kasaï, tiendra un meeting populaire ce samedi 9 décembre à la célèbre place Sainte Thérèse, dans la commune de Ndjili, dans l’est de Kinshasa.
A l’occasion, Moïse Katumbi va présenter son programme de gouvernance à ses compatriotes vivant dans la capitale comme il l’a fait partout où il a déjà battu campagne. A l’instar d’autres villes du pays, les Kinois sont en droit d’attendre de Katumbi ce qu’il promet de faire pour la capitale du pays si ses compatriotes lui confient les clés de la maison RD Congo le 20 décembre courant. En espérant que ce ne seront pas de simples promesses de campagne. Car le Chairman en a fait suffisamment depuis le début de sa campagne.
A Lisala, chef-lieu de la province de la Mongala, quatrième étape de sa campagne dans le Grand Equateur, l’ancien gouverneur de l’ex-province du Katanga, promet de transformer cette ville, menacée par des ravins, et toute la province de la Mongala par la construction des routes modernes. Ce n’est pas tout. Le candidat président n°3 a promis la desserte en eau et électricité ainsi que la promotion des industries et la création de plusieurs emplois…
Le natif de Kashobwe avait embouché la même trompette à Kamina, province du Haut-Lomami, en promettant de donner de l’emploi aux jeunes.
Dans un pays où le football est le sport roi, Katumbi, président depuis 1997 du club de football, le Tout Puissant Mazembe, de Lubumbashi, cinq fois champion d’Afrique et finaliste de la Coupe du monde des clubs, adore emprunter au langage du football dans sa campagne. C’est le cas de VAR, l’assistance vidéo à l’arbitrage, que Katumbi évoque lors de ses meetings populaires pour s’attaquer au bilan du président sortant Félix Tshisekedi.
Pas étonnant donc que ce samedi 9 décembre, à la Place Sainte Thérèse à Ndjili, que Moïse Katumbi fasse appel à la VAR pour passer au peigne fin les promesses et les réalisations de ces cinq années du mandat de son concurrent, le président candidat n°20, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Après plus de deux semaines de campagne, Katumbi est clairement une tête au-dessus des autres candidats d’opposition et un concurrent de taille pour le président Félix Tshisekedi. Son bilan de gouverneur du Katanga (2007-2015) est considéré comme positif, tant sur le plan de la construction des infrastructures, de la volonté de moraliser l’activité minière ainsi que par sa proximité avec la population.
En outre, Katumbi s’est également forgé la stature d’un opposant déterminé en rompant avec Fatshi. Tout comme il s’était éloigné de son prédécesseur Joseph Kabila.
Mais en face, le pouvoir tente de rabaisser la stature présidentielle du candidat n°3, lui déniant tout, ou presque.
Pour ce samedi 9 décembre, l’équipe de campagne de Katumbi annonce vouloir saisir la Radio-télévision nationale congolaise, la RTNC, afin d’assurer la retransmission en direct de l’arrivée de leur leader à Kinshasa et de son meeting, au même titre que ce qui est fait pour le candidat président Tshisekedi. Didier KEBONGO