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Pourquoi sommes-nous si pauvres ?
(Par Evangéliste Colin NZOLANTIMA)
Plusieurs pays et leurs dirigeants s’estiment pauvres et sollicitent de l’aide de la communauté internationale. Ils estiment être les parias de la société et le monde entier devrait compatir à leurs misères. Alors qu’ils sont souvent eux-mêmes à la base de cette misère.
Les plus grands conflits dans une nation résultent des tensions intérieures et non extérieures. Les mécontentements et les décisions irrationnelles pour brimer une certaine couche de la société, les préparent à des révoltes et différents troubles, …
Lors d’une réunion que Loren Cunningham (fondateur de Jeunesse en Mission JEM) avait avec le Président Kerekou et son gouvernement, un des ministres lui a demandé » Pourquoi sommes-nous si pauvres ? « . La question quoique pertinente méritait une réponse. Le budget du Benin représente 40% des recettes perçues. Tandis que 60% se volatilisent dans la corruption et autres pratiques.
Aucune nation n’est pauvre ni riche. En effet, chaque pays a les potentiels qu’il lui faut pour assurer le bienêtre de sa population. Il y a des principes bibliques qui sont universels et reconnus par tous comme les fondements de tout développement. Il s’agit de l’intégrité, la compassion, l’honnêteté, la justice, et le désintéressement de chacun et des différents leaders.
Ces différents principes sont résumés dans le livre de Deutéronome. Dans le chapitre 28, Dieu associe l’obéissance à ses commandements à la bénédiction dans seulement 14 versets (28.1-14)
Tandis que la désobéissance est liée à 54 versets de malédiction (28.15-68).
LES FONDEMENTS DE LA NATION
*Un professeur d’université en Afrique du sud écrit pour ses étudiants du niveau* *doctorat, master, licence un texte plein de sagesse et l’afficha à l’entrée de la faculté.*
Voici le contenu du message : »pour détruire une nation on a nullement besoin d’arme atomiques ou de missiles intercontinentaux … mais seulement de réduire la qualité de son éducation et permettre aux étudiants de tricher !!!
– Ainsi le malade mourra dans la main d’un médecin qui a réussi par tricherie !
– Les édifices (maison…) s’écrouleront dans les mains d’un ingénieur qui a réussi par fraude…
– On perdra beaucoup de fonds dans la main d’un comptable arrivé par fraude !
– La religion s’éteindra dans la main des théologiens qui ont réussi par la fraude! !!
– La justice s’envolera dans la main des magistrats qui ont réussi grâce à la fraude! !!
– L’ignorance se répandra parmi la jeune génération dans la main d’enseignants qui ont réussi par fraude! !!
*Chute de l’éducation = Chute de la nation!* Osée 4,6 » Mon peuple périt par manque de connaissance… «
LES 8 DOMAINES D’INFLUENCE DANS UNE NATION
La vision de Dieu est que Sa parole puisse s’appliquer dans les 7 domaines importants de la vie qui sont :
1. LA FAMILLE qui est le socle d’une nation ou tous les membres apprennent à craindre Dieu, à travailler, et à marcher dans l’obéissance pour l’intérêt collectif.
2. LA RELIGION (église et mission). Celle d’enseigner, de former et de créer des activités (les écoles, les universités, l’agriculture, les centres hospitaliers, les œuvres de bienfaisances)
3. L’ÉDUCATION: l’enseignement de qualité
4. LA CÉLÉBRATION (arts, divertissements, sports) devrait se faire dans la pureté et la joie. Non un moment de perversion, de dépravation des mœurs.
5. LA COMMUNICATION PUBLIQUE (médias). Les médias ne doivent pas être le canal de propagation et d’exaltation de violences et des antis valeurs.
6. LA SCIENCE : la technologie.
7. L’ÉCONOMIE (y compris commerce) pour une gestion sage et harmonieuse des capitaux humains, matériels, financiers et environnementaux.
8. LE GOUVERNEMENT doit s’imprégner des principes de Dieu d’intégrité, de justice et d’équité. Leurs membres devaient être des personnes sages, intelligentes et de bonne réputation. (Deutéronome 1.13-17)
A ce jour, en analysant les différentes politiques gouvernementales, ces domaines ne sont pas considérés. Bien au contraire.
LES TROIS FLEAUX MALEFIQUES DANS UNE NATION : LA CUPIDITE EFFRENEE, LA CORRUPTION ET L’INJUSTICE
Ce n’est pas le manque de ressources qui rend un pays pauvre. Le Japon, le Singapour, la Suisse n’ont pas beaucoup de ressources. Ils ont mis le standard de l’intégrité et de la précision dans leurs actions.
La Suisse avec Jean Calvin, ils ont reformé le système éducatif, économique, social, financier, et de justice. La sécurité financière, sociale, juridique est octroyée à toute personne sans exception.
Le Japon avec le Général McArthur et l’ingénieur Morell Vories avaient entrepris tout un programme de réforme après la seconde guerre mondiale, qui était basé sur les vertus, l’intégrité, l’excellence du travail. C’est ainsi que les produits japonais sont parmi les plus fiables. Singapour, l’Allemagne… idem.
La RD Congo avec toutes les potentialités qu’elle regorge connait une misère notoire.
LES REFORMES INDISPENSABLES DANS LES NATIONS
Dieu met souvent l’accent sur la qualité des lévites (1 Chroniques 23) qui doivent coordonner la société. Il s’agit :
– des magistrats juridictionnels (ceux des cours et tribunaux),
– administratifs (les chefs de rue, les administrateurs de territoires, les bourgmestres, les gouverneurs, les chefs coutumiers…)
– politique (les ministres, le premier ministre, le président de la République, les rois, les empereurs…
– les fonctionnaires
– les portiers : ceux qui travaillent dans les frontières pour sécuriser le pays: l’armée, la douane, la migration, les services de contrôle
Les responsables religieux devraient veiller constamment à maintenir ces vertus dans la société.
Par leur intégrité et crainte de Dieu, ces lévites doivent assurer la quiétude, la sérénité, la paix… un climat favorable.
La réforme de la fiscalité est cruciale pour permettre l’émergence des entreprises locales et nationales. En effet, plusieurs experts déplorent les différentes tracasseries, les contraintes financières (taux d’intérêt exorbitant), les pressions fiscales et parafiscales, et la concurrence déloyale que subissent les entrepreneurs nationaux par rapport aux étrangers qui bénéficient de plusieurs avantages dans leurs pays producteurs (subventions, exonérations fiscales, douanières…, faibles taux d’intérêt bancaires, les codes d’investissement…)
La propagation des trois fléaux maléfiques dans toute la société constitue une gangrène qui empêche les gouvernants et la société d’appliquer une politique de développement. Cette gangrène s’est imposée dans notre conscience collective et dans la majorité des nations. Tous les jours, les médias nous révèlent une panoplie de scandales.
Dans Néhémie chapitre 5, nous apprécions grandement le comportement de ce gouverneur qui se contentait du minimum. Il refusait d’augmenter le fardeau du peuple par les pressions fiscales. C’est un modèle que tous les gestionnaires publics, privés, des communautés religieuses devraient adopter.
CONCLUSION
Face à la crise qui sera très longue, il est recommandé d’utiliser judicieusement et de manière efficiente les rares ressources encore disponibles. Le recours à l’endettement, la planche à billet, et la maximisation des ressources fiscales et parafiscales ne permettront pas une relance économique.
La repentance et la remise en question de notre manière de vivre (ou des philosophies socioéconomiques appliquées), nous permettraient une évaluation objective, et la redéfinition de nos stratégies pour ramener la bénédiction dans nos nations.
Il nous faut de la sagesse et de la prudence. Toutes nos décisions doivent être liées à la Mitsvah (les lois de Dieu) et la Tsedakah (la charité, la compassion, l’amour du prochain).
C’est la base de toute prospérité dans une communauté. Sommes-nous prêts à relever le défi???