Dernière minute
Société
L'accès au financement des initiatives culturelles portées par les femmes et leur transformation en entreprises viables ont alimenté les discussions de la troisième édition d'Utajiri Event, organisée dernièrement à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Cette rencontre a placé l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Modèle de courage face à l'agression, Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, ancien archevêque de Bukavu, continue à inspirer nombre de Congolais, trente ans après son assassinat. À l'occasion du…
Étranger
Diplomates payés par Alger, cabinet élargi, directeur des ressources humaines nommé au forceps, pressions sur le président de la Commission: selon Africa Intelligence, la vice-présidente…
Nation
La production d'une Déclaration nationale de la jeunesse congolaise sur le climat, assortie de recommandations concrètes avant la tenue de la COP 31 était au centre de la Local Conference of Youth…
Polémique autour de Miss Univers RDC 2025 : Déborah Djema dénonce une destitution "illégitime et infondée"
Un vent de controverse souffle sur le concours Miss Univers République démocratique du Congo (RDC) 2025. Déborah Djema, élue en grande pompe lors d'une cérémonie officielle validée par un huissier de justice, affirme avoir appris sa destitution par un simple communiqué. Une décision qu'elle juge "illégitime, infondée et dépourvue de tout cadre légal".
Dans une déclaration publique relayée ces dernières heures, la jeune lauréate a dénoncé une mesure arbitraire: "Il est inadmissible qu'on me prive de ce statut simplement parce que j'ai exercé mon droit à négocier les termes d'un contrat. Ce titre est le fruit du choix du public et d'une procédure officielle", s'est-elle insurgé.
Un contrat au cœur du litige
L'affaire trouve son origine dans un contrat proposé par les organisateurs du concours, que Déborah Djema juge "abusif" et "assimilable à une surexploitation". Selon elle, le document prévoyait une répartition financière "à 70 % voire 80 %" en faveur des organisateurs, sans garanties suffisantes pour la gagnante.
Déterminée à faire la lumière sur l'affaire, Déborah Djema a annoncé qu'elle rendrait public le contrat litigieux dans les 48 heures, par l'entremise de son avocat, Me Richard Mpinda. Ce dernier a d'ores et déjà annoncé une large couverture médiatique "afin d'éclairer l'opinion nationale et internationale sur les véritables raisons de cette destitution".
Pour Déborah Djema, la destitution décidée par le comité Miss Univers RDC repose sur "un motif fallacieux, sans fondement juridique ni moral". Elle rappelle qu'elle a remporté son titre au terme d'une compétition transparente et encadrée par un huissier, et qu'aucune disposition ne prévoit qu'un simple communiqué puisse invalider son sacre.
"Mon titre, c'est le peuple qui me l'a donné. Je refuse qu'on me l'arrache pour avoir refusé des conditions de travail dégradantes", a-t-elle insisté.
Le retour de la RDC sur la scène mondiale
Miss Univers RDC est un concours emblématique qui désigne la représentante congolaise au prestigieux concours Miss Univers. Après 38 ans d'absence, la RDC a renoué avec cette compétition internationale en 2024.La première lauréate de ce retour, Ilda Amani, avait représenté la RDC à la 73ème édition de Miss Univers organisée au Mexique.
Ce concours, vitrine culturelle et diplomatique, vise à promouvoir une image positive de la République démocratique du Congo et de ses ambassadrices. Mais la polémique actuelle autour de Déborah Djema a une matière à réflexion sur la transparence et les conditions d'accompagnement offertes aux reines de beauté censées incarner cette vision.
Ézéchiel Monteirious MONTEIRO