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Kinshasa : les experts réfléchissent sur la mise en place des instituts de formation aux métiers de l’enseignement
Les experts du système éducatif de la République démocratique du Congo sont en atelier de réflexion stratégique du 02 au 06 novembre consacré à la mise en place des instituts de Formation aux Métiers de l’Enseignement (IFME). Cette réforme majeure traduit l’ambition du pays de bâtir un système éducatif plus performant, plus inclusif et davantage orienté vers les résultats. Car un enseignant bien formé est mieux préparé à répondre aux exigences pédagogiques et à prendre en compte les besoins de chaque apprenant.
La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté a procédé à l’ouverture officielle de ces assises. À l’occasion, elle a encouragé les participants à donner le meilleur d’eux pour que cette réforme soit un succès.
UNE OPPORTUNITÉ MAJEURE
Pour sa part, Mme Fatoumata Marega, représentante a.i de l’Unesco en RDC a révélé l’importance particulière que son organisation accorde à la qualité de la formation initiale des enseignants. Celle-ci doit permettre de développer les compétences pédagogiques et professionnelles, la capacité à gérer une classe, à évaluer les apprentissages, à promouvoir l’inclusion et à s’adapter à la diversité des contextes éducatifs.
Dans cette perspective, a-t-elle souligné, la réforme des IFME représente une opportunité majeure : celle de mieux préparer les enseignants d’aujourd’hui et de demain, afin d’améliorer durablement la qualité des apprentissages des enfants congolais.
Toutefois, a-t-elle indiqué, pour produire les résultats escomptés, cette réforme doit s’inscrire dans une vision systémique et cohérente de l’ensemble du dispositif national de formation des enseignants.
Elle estime que les IFME sont appelés à s’articuler efficacement avec les humanités pédagogiques rénovées (HPR) et les instituts supérieurs pédagogiques (ISP), dans une logique de complémentarité, de continuité des parcours et de qualité des enseignements à tous les niveaux.
« C’est pour les enfants congolais que nous devons agir ».
« Notre responsabilité est donc collective. Nous devons réfléchir ensemble aux missions de chaque structure, aux passerelles entre les différents niveaux de formation, à la professionnalisation des futurs enseignants ainsi qu’aux mécanismes permettant de garantir la qualité des formations dispensées », a encouragé Fatoumata Marega.
C’est précisément, a-t-elle souligné, tout l’enjeu de notre atelier : dépasser les approches sectorielles et fragmentées pour construire un dispositif cohérent, adapté aux réalités et aux besoins de la RDC, et résolument orienté vers des résultats durables.
« Notre ambition est de contribuer, aux côtés des autorités nationales et de l’ensemble des parties prenantes, à la construction d’un modèle congolais solide, pertinent et durable, tout en nous inspirant des standards et de bonnes pratiques internationales », a soutenu Mme Marega.
À cet égard, a-t-elle poursuivi : « les travaux de cet atelier devront nous permettre de dégager une vision commune, de clarifier les modalités de gouvernance et d’organisation pédagogique des IFME, et de définir une feuille de route opérationnelle, réaliste et consensuelle pour leur mise en œuvre ».
Enfin, Mme la représentante ai de l’Unesco est convaincue que la véritable réussite de cette réforme se mesurera surtout à la qualité des enseignants à former, à accompagner les apprenants et, surtout, à contribuer à l’amélioration tangible des résultats d’apprentissage dans les écoles du pays.
« Ce sont les enfants congolais qui seront les premiers bénéficiaires de nos réflexions, de nos décisions et de notre engagement collectif. C’est donc à leur avenir que nous devons penser et c’est pour eux que nous devons agir », a conclu Mme Fatoumata Marega.
Mathy MUSAU