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Patrick Muyaya lance la campagne : « Pas un seul centimètre «
Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya va lancer officiellement le lundi 12 février, la campagne de mobilisation patriotique dénommée » Pas un seul centimètre « . Selon le porte-parole du Gouvernement, il s’agit d’une campagne de communication dont l’objectif est de consolider l’unité nationale et la vigilance tous azimuts, à l’instar de la campagne » Défendons la patrie, bendele ekweya te « , lancée le 17 septembre 2022. Le ministre salue le travail de la presse en ce moment où le pays est agressé, et promet d’apporter toutes les informations aux médias concernant cette situation.
« Pas un seul centimètre comme vous le savez depuis des mois, nous sommes au front engagé aux côtés de nos militaires contre l’invasion ou l’agression rwandaise avec les supplétifs du M23. Et donc dans le cadre justement de la relance de cette campagne de veille patriotique que nous avons déjà initiée depuis plusieurs mois, nous revenons avec une nouvelle dimension« , explique Patrick Muyaya.
Pourquoi « Pas un seul centimètre » ? « Tout simplement parce que nous n’allons concéder d’aucune manière qu’un seul centimètre puisse être occupé, pas même une petite portion de notre territoire. C’est le sens de la campagne que nous avons lancée. Aujourd’hui c’était l’occasion d’en définir les termes et le dérouler avec les principaux patrons des médias parce que pour nous , il est crucial que les médias soient les premiers à comprendre la portée de cet acte civique pour qu’eux aussi puissent s’engager parce que vous savez qu’on ne peut faire la guerre qu’avec ce qu’on a , et nous dans le secteur qui est le nôtre, nous avons la parole, nous avons évidemment les journalistes et les médias. Il était de notre devoir de les impliquer dans cette dynamique pour qu’eux aussi puissent s’imprégner et que tous les congolais puissent se dire pas un seul centimètre concédé à l’ennemi« , dit le ministre.
Et d’ajouter: « C’est une campagne qui doit se décliner, qui doit durer longtemps comme on a fait Bendele Okweya te, défendons la patrie, d’autres diront likambu ya mabele. C’est de dire en chœur, nous nous allons être comme une rampe de lancement, on donne des éléments de langage au départ et puis évidemment nous devons assurer. C’est pour ça que vous avez vu le porte-parole de l’Armée à nos côtés, nous devons assurer une certaine disponibilité d’informations mais dans cette guerre il y a beaucoup trop de manipulations qui viennent du côté de l’ennemi , qui passent notamment à travers les réseaux sociaux« , souligne le ministre de la Communication et Médias. Ce dernier explique que la façon la plus efficace de combattre ces manipulations est de voir avec les professionnels des médias comment on peut faire le Fack-cheking et, régulièrement, travailler à contrer les stratégies de l’ennemi en apportant tout simplement la bonne information ou en rectifiant les mauvaises informations qui sont diluées dans un objectif précis et bien connu. « Les médias, il faut le dire, nous accompagnent solidement depuis notre nomination dans ce ministère et nous comptons sur eux pour que nous tous nous puissions dans le cadre qui nous concerne répondre à notre devoir patriotique, celui de défendre la patrie cette fois-ci avec nos micros , avec la plume pour nous assurer que nous laissons aucun espace à l’ennemi. «
Le ministre envisage de commun accord avec l’armée voir comment amener certains journalistes sur la ligne de front voir comment nos militaires s’engagent, mais pourquoi ne pas aussi accompagner différents processus qui se font au niveau de l’Armée pour que nous puissions prendre conscience du cursus que subissent les gens qui ont choisi de répondre à l’appel patriotique…
Didier KEBONGO