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Les larmes d'une antilope n'attristent pas le tigre " ( ou les larmes d'une antilope ne font pas pitié au tigre) est la traduction française de " Pinzoli ya mboloko esalaka tigre mawa te !", sujet de notre chronique du jour
Cette phrase lingala à connotation proverbiale exprime l'…
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Le président du Parlement des jeunes du groupement Bangole, en chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, appelle les jeunes à ne pas rejoindre les groupes armés non identifiés. Pascal…
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Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, n'a pas été démis de ses fonctions. Il est maintenu à son…
Pari sur le renouvellement : oui, mais…
Le tandem Fatshi-Sama parie sur le renouvellement de la classe dirigeante. 80% de nouvelles figures au sein du Gouvernement. Comment à priori leur en faire grief ? Les deux têtes de l’Exécutif tablent sur la jeunesse. La moyenne d’âge est de 47 ans. Comment, d’emblée, y trouver matière à procès ?
Dans le pays réel, on a trop souvent déploré, dénoncé et décrié le fameux « on prend les mêmes et on recommence » pour s’opposer à l’avènement de nouvelles figures dans la sphère décisionnelle d’Etat. D’autant qu’aussi quelque part, il paraît assez bien établi qu’on fait difficilement du neuf avec du vieux.
Argument démographique aussi et donc démocratique, la RDC est très majoritairement jeune. Comme pour boucler la boucle, changement – totem udépésien s’il en est – rime la plupart du temps avec renouvellement. Cerise sur le gâteau ou presque. La barre de 30% de représentation féminine est quasiment atteinte.
Reste que comme toute médaille comporte son revers, le risque de gadgétisation n’est pas loin. Une chose est, en effet, de jouer à fond la carte du renouvellement de la strate dirigeante, une autre est de s’assurer que la compétence réelle -et non déclarée- ainsi que l’expertise sont au rendez-vous.
En l’occurrence, pour un gouvernement appelé à relever des défis himalayens en moins de trois ans, l’essai et erreur bien de chez nous n’est guère permis. Une véritable crainte dans ce pays où – depuis la première vague de la légion diaspora – il n’est plus rare de voir des compatriotes commencer leur carrière professionnelle par la fonction ministérielle. Et donc de découvrir le signataire une fois assis dans le bureau douillet de Gombe !
A ce double » danger » du jeunisme et du renouvellement-gadget s’ajoutent les pesanteurs politiques. Et même politiciennes. Il va falloir une sacrée dose de » conditionnement » quasi permanent pour obtenir de la majorité parlementaire légendairement fluctuante sinon l’accompagnement, du moins la trêve. Car, faute de retour sur investissement chez nombre de députés ayant migré, la » fatshimania » risque de fondre comme neige au soleil.
Et les vieux briscards retoqués-à tort ou à raison – pourraient signer un autre exploit que dictera la politique du tube digestif. Ici sans doute plus qu’ailleurs, la vertu, la loyauté s’entretient. S’il est déjà sur ses mémoires, Joseph Kabila a sûrement des pages et des pages à noircir sur le sujet.
Enfin, vu du Congolais lambda rassasié de promesses et d’effets d’annonce, le Gouvernement Sama est attendu sur le terrain des actes concrets. Sécurisation de l’Est, panier -devenu sachet- de la ménagère, gratuité…gratuite et non payante, mais avec paiement décent des enseignants…
A mille lieues des discours de politique générale où, du haut de la tribune de l’Assemblée nationale, on crache une kyrielle de promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.
Jose NAWEJ