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OUVERTE PAR LE MINISTERE DE L'EDUCATION, La 9ème édition de la Semaine française de Kinshasa, un salon professionnel rassemblant Français et Congolais
La 9ème édition de la Semaine française de Kinshasa a été ouverte hier mercredi par le ministre de l'Economie, Daniel Mukoko Samba en présence de plusieurs partenaires. Elle a été organisée par la Chambre de commerce et de l'industrie franco-congolaise avec la collaboration de l'ambassade de France en RDC, et d'autres partenaires du 22 au 24 avril 2026, sous le thème "RDC-France : perspectives partagées".
Le président de la CCIF, Bernard Bisengimana, a déclaré que la Semaine française de Kinshasa est un salon professionnel qui rassemble des entreprises françaises et congolaises. Depuis sa création en 2014, " la SFK constitue un lieu de rencontre et d'échanges ayant pour objectif de donner aux entreprises participantes l'opportunité d'établir des contacts directs avec de futurs partenaires", a-t-il précisé.
Et d'ajouter : " Nous nous inscrivons dans la continuité de la visite d'amitié et de coopération du président Emmanuel Macron en mars 2024. D'ailleurs, nous avons repris les thèmes qui avaient été abordés lors des trois tables rondes du Forum économique de Kinshasa, tenu ici même au Pullman Kinshasa Grand Hôtel qui étaient : la transition énergétique et les métaux critiques, les infrastructures urbaines et les enjeux de la ville durable, ainsi que les technologies d'avenir et le numérique".
M. Bisengimana a souligné que l'objectif de cette édition est de proposer des rencontres au niveau du secteur privé, mais aussi avec le secteur public, afin de permettre aux entreprises françaises de mieux connaître les opportunités d'affaires en RDC.
EVENEMENT IMPORTANT DANS LA RELATION FRANCO-CONGOLAISE
Dans son mot, l'ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a exprimé sa satisfaction en assistant à la 9ème édition de la SFK soulignant l'importance de l'événement.
" La Semaine française est toujours un événement important dans la relation franco-congolaise. Je remercie, à cet égard, la Chambre de commerce et d'industrie franco-congolaise d'animer ainsi la relation économique entre nos deux pays. Je tiens également à remercier nos partenaires congolais pour leur mobilisation et l'organisation de cette semaine ", a reconnu le diplomate français. Il a profité pour faire un clin d'œil à la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et à l'Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi).
Cependant, il a indiqué que cette année, la Semaine française prend une dimension particulière avec la venue d'une délégation de vingt-cinq entreprises, conduite par le Medef International. "Je souhaite également saluer la présence parmi nous, à l'occasion de cette semaine, de deux députés français, MM. Aurélien Taché et Vincent Ledoux, qui ont reçu mission de réfléchir aux contours d'un futur accord de coopération économique entre nos deux pays ", a salué M. Maréchaux. Il a affirmé qu'il ne s'agit pas d'une coïncidence, mais du signe d'une convergence d'analyses et d'intérêts.
" Nous sommes conscients des opportunités exceptionnelles qu'offre la RDC dans la relation économique francocongolaise. Je sais que les membres du gouvernement présents aujourd'hui en parleront mieux que moi. La RDC est un acteur central face aux enjeux du changement climatique, qu'il s'agisse de la protection et de la valorisation des forêts du bassin du Congo ou de la transition énergétique ", a-t-il reconnu.
Pour Rémi Maréchaux, " la France, avec ses pouvoirs publics comme ses entreprises, ont intérêt à accompagner les projets stratégiques notamment du Couloir vert et celui d'Inga 3 et à encourager l'augmentation de sa production".
LA FEC POUR LA PROMOTION DU CLIMAT DES AFFAIRES ATTRACTIF
De son côté, le Président de la Fec, Robert Malumba, a réaffirmé son engagement à promouvoir le climat des affaires attractif en RDC.
Il a soutenu que leur participation à cette tribune s'inscrit dans une logique claire, celle de promouvoir un climat des affaires attractif, stable et compétitif. Il s'agit du préalable indispensable pour attirer davantage d'investissements, sécuriser les initiatives privées et favoriser l'émergence de véritables champions nationaux capables de s'imposer sur les marchés régionaux et internationaux ".
Et de renchérir : " Nous sommes convaincus que le renforcement du partenariat économique entre la RDC et la France doit désormais reposer sur des bases plus équilibrées. Cela implique un accent accru sur le transfert de compétences, la création de valeur locale, la transformation sur place des ressources naturelles ainsi que le développement de chaînes de valeur intégrées permettant une meilleure répartition des retombées économiques ".
Pour le patronat congolais, " la Semaine française de Kinshasa constitue un instrument stratégique de rapprochement économique et offre un cadre propice à la concrétisation des opportunités identifiées, en facilitant les échanges directs entre investisseurs, entreprises et décideurs publics, et en créant les conditions favorables à la conclusion de partenariats durables".
Le numéro 1 de la FEC a conclu son propos en affirmant la disponibilité de cette structure à travailler étroitement avec la Chambre de commerce et d'industrie franco-congolaise, ainsi qu'avec l'ensemble des partenaires présents, afin de traduire les conclusions de ces assises en actions tangibles, structurantes et porteuses de croissance inclusive.
Mathy MUSAU