Dernière minute
Société
Batonga, bafinga, mapata ekweya te ! Sebondo ya machine na jeu…". Cette phrase en lingala avec deux mots français signifie : " Qu'ils calomnient, qu'ils insultent, le nuage ne tombera pas ! Sebondo de la machine en jeu…".
La traduction en français d'un mot ou d'une phrase en…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
La coordination provinciale de la société civile Forces vives de l'Ituri salue la reprise des activités des acteurs humanitaires à Nyakunde dans la chefferie des Andisoma en territoire…
Étranger
Guatemala - Les ambassades du Maroc au Panama, au Guatemala, en République dominicaine et au Salvador ont organisé des réceptions à l’occasion du 27e anniversaire de l’accession de Sa Majesté le…
Nation
Un nouveau Centre de traitement Ebola (CTE) de 100 lits a été inauguré mardi, lors d'une cérémonie organisée dans la périphérie de Bunia capitale provinciale de l'Ituri dans le Nord-Est de la…
Nord-Kivu : Plus de 500 enfants engagés dans les groupes armés à Lubero
Une révélation secoue le territoire de Lubero, où plus de 500 enfants sont actuellement enrôlés au sein de divers groupes armés.
Cette situation critique a été révélée par Jean-Pierre Kakule Kavaketi, coordonnateur de Solidarité pour la promotion d'actions au développement (Soproad), une organisation active dans la protection de l'enfance.
Selon les chiffres avancés par Soproad, environ 584 enfants sont associés aux groupes armés qui sévissent dans la région de Lubero.
Plus troublant encore, 111 autres enfants se seraient regroupés dans certains villages pour former leurs propres milices, un phénomène qui aggrave la complexité de la situation.
Obstacles à la démobilisation
Jean-Pierre Kakule Kavaketi a identifié plusieurs facteurs majeurs qui constituent des obstacles aux efforts de démobilisation de ces enfants.
Parmi eux, il pointe du doigt le faible engagement des chefs de ces groupes armés, qui ne facilitent pas la sortie des enfants de leurs rangs.
De plus, il déplore le manque d'actions concrètes de la part des agences de protection de l'enfant et des membres du sous-groupe de protection de la société civile locale, qui peinent à mettre en place des programmes efficaces pour les récupérer et les réintégrer.
Face à cette crise humanitaire, le coordonnateur de Soproad lance un appel urgent à la mobilisation. Il plaide pour un renforcement des efforts de sensibilisation, ciblant à la fois les responsables des groupes armés et les enfants eux-mêmes.
Il est important, selon lui, de leur faire prendre conscience des dangers et des conséquences de leur implication dans les conflits.
Enfin, Jean-Pierre Kakule Kavaketi a, lors d'un entretien avec RTR, insisté sur l'importance de sensibiliser les communautés locales. Il estime que c'est en brisant le cycle du recrutement par une implication forte de la population que l'on pourra réellement protéger ces enfants et leur offrir un avenir loin de la violence.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu