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Nord-Kivu : Les organisations féminines condamnent l’attaque meurtrière du M23/RDF contre un camp de déplacés à Mugunga
Les organisations féminines de la société civile de la République démocratique du Congo ont dans une déclaration, condamné avec fermété l’attaque meurtrière contre le camp des déplacées internes à Mugunga près de Goma, chef lieu de la province du Nord-Kivu.
» Nous, organisations féminines de la société civile oeuvrant en RDC, condamnons avec la dernière énergie l’attaque meurtrière de ce vendredi 03 mai au quartier mugunga à Goma, ciblant les déplacés internes en refuge et qui vivent déjà dans une grande précarité et vulnérabilité qui ne dit pas son nom causant plus de 41 morts et plusieurs blessés graves », a déclaré Nelly Mbangu de l’organisation » Sauti ya Mama Mukongomani ». Elles sont profondément préoccupées par cette situation qui renforce la thèse d’une attaque terroriste sans précédent et exigent une action internationale résolue pour mettre fin aux violences et instaurer la paix durable en RDC.
Cependant, ces organisations féminines oeuvrant pour la promotion des droits humains ont insisté sur le respect des droits humanitaires par toutes les parties aux conflits. Puis, elles ont exigé des Nations Unies, l’imposition de la paix à l’Est de la RDC et la condamnation des auteurs de ces crimes contre l’humanité perpétrés contre les populations civiles; aussi de l’ouverture d’enquêtes internationales pour établir les responsabilités et coupables en justice.
Au gouvernement de la RDC, de renforcer la sécurité et la protection des populations civiles contre les attaques terroristes et de mener des actions concrètes pour ramener la paix et la sécurité et préserver l’intégrité territoriale du pays.
Au gouvernement provincial, de réserver des obsèques dignes à toutes les personnes tuées par les bombes et de prendre en charge les factures des soins médicaux des bléssés ainsi que de délocaliser les positions des FARDC qui sont aux alentours des camps des déplacés.
Par ailleurs, ces organisations féminines ont noté que cette attaque contre une population civile viole non seulement le droit international humanitaire et constitue un crime contre l’humanité condamnable par plusieurs instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux.
Pour rappel, cette attaque contre une population civile n’est pas un cas isolé. Depuis le début des hostilités, plusieurs autres attaques similaires ont été enregistrées notamment celle de Kishishe.
Mathy Musau