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" Ngulu akoti na mosquet. Nini ekosalama ? "
Le message d'aujourd'hui nous offre l'opportunité de nous plonger dans le monde musulman, précisément ce que pensent les fidèles de la religion musulmane de cet animal qu'est le porc, le cochon. " Ngulu akoti na mosquet. Nini ekosalama ? " Autrement dit, ''Quand un porc fait irruption dans ''un mosquet''. Que va-t-il se passer ?'' s'interroge le messager, donnant libre cours à un débat nourri.
Commençons par scruter le message sur le plan formel. Le résultat est que le mot ''mosquet'' est massacré. Car l'orthographe convenable est ''mosquée'' qui est du genre féminin. C'est le sanctuaire consacré au culte musulman. La mosquée est ce qu'est le temple ou l'Eglise sont pour les chrétiens.
La rue a bien choisi le contexte pour nous introduire dans le monde musulman en utilisant le mot ''mosquée'' dans laquelle s'introduit le cochon. Sans doute par mégarde. Mais le problème est que le porc est déclaré ''animalis non gratus'' (animal indésirable) - permettez-nous cette expression que nous empruntons de '' persona non grata'' !
Aujourd'hui, nous informe notre source, cet animal commet l'imprudence d'entrer dans une mosquée où il n'est pas le bienvenu. D'où, la question de la source :'' Qu'est-ce qui va se passer ?''
Pourquoi alors le cochon est mal vu chez les musulmans ? Pourquoi la consommation de sa chair, du reste, si exquise et très prisée par les non-musulmans, est proscrite dans la religion musulmane ?
Les musulmans présentent le verset du Coran qui l'interdit. Al Baqara 173 : " Certes, il vous est interdit la chair d'une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu'Allah, il n'ya pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux'".
Mais, à bien voir, Dieu a seulement interdit la consommation de la bête morte, excepté tous ses usages.
L'interdiction de manger du porc, précise une certaine source, est en tout cas écrite explicitement plus tard dans le Lévitique, l'un des livres de la Torah, rédigé entre le 8ème et le 7ème siècle avant J.-C.
Ce tabou du cochon sera repris par les musulmans et inscrit dans le Coran. C'est le moins que nous puissions dire, car, chercher à décrire toute l'histoire sur cette interdiction va nous conduire à écrire plus d'une page.
. '' Qu'est-ce qui va se passer?'' A quoi pouvons-nous nous attendre après cet acte de provocation de l'animal ? Au meilleur des cas, l'animal impur aura la chance d'être chassé du lieu saint des musulmans. Au pire des cas, notre porc provocateur en sortira sans vie, car les musulmans ne lui pardonneront pas d'avoir désacralisé leur mosquée. Il n'aura qu'à s'en prendre à son effronterie.
Kléber KUNGU