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L’expression lingala «Badefisaka mama bokilo mbongo te ! Okotuna !! Se traduit en français par «On ne prête pas d’argent à sa belle-mère ! (ou «On ne prête pas à sa belle-mère ! Vous allez demander !!»).
C’est un adage humoristique populaire dans laquelle l'auteur interpelle.…
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*"Cinq ans suffisent pour faire du Congo un pays de rêve", estime le VPM honoraire en charge de la Justice.
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Le Zimbabwe rejoint la Banque de développement des BRICS, selon le ministre des Finances.
Ceci ouvre l’»accès au crédit» et constitue une »étape décisive»…
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Le gouvernement provincial de Kinshasa a annoncé la fin des autorisations temporaires accordées aux Fan zones mises en place dans le cadre de la Coupe du monde de football 2026. La décision,…
Montreux/Suisse: Kinshasa et l’AFC/M23 signent un accord humanitaire
Le gouvernement de la République démocratique du Congo et les représentants de la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) ont conclu un protocole d’accord important à l’issue des discussions tenues du 13 au 17 avril 2026 à Montreux, en Suisse. Ce compromis porte essentiellement sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire dans les zones affectées par le conflit dans l’Est du pays.
Cet engagement s’inscrit dans la continuité de l’accord de Doha signé le 15 novembre 2025, visant à instaurer un processus de paix durable. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de garantir une assistance humanitaire vitale aux populations civiles durement touchées par les violences armées.
Dans ce cadre, les signataires se sont engagés à respecter strictement les principes du droit international humanitaire, des droits de l’homme et du droit des réfugiés. Ils ont également promis de se conformer aux dispositions fondamentales de la Constitution du pays dans la mise en œuvre de cet accord.
Accent particulier mis sur la protection des civils et des infrastructures essentielles
Un accent particulier a été mis sur la protection des civils et des infrastructures essentielles. Les parties ont convenu de s’abstenir de toute attaque contre les biens indispensables à la survie des populations, notamment les réserves alimentaires, les installations d’eau potable, les structures sanitaires et les établissements scolaires.
L’accord prévoit également des garanties pour les acteurs humanitaires. Ceux-ci devront pouvoir opérer librement et en toute sécurité, sans entrave ni ingérence. Les parties ont en outre pris l’engagement de prévenir tout détournement ou pillage de l’aide destinée aux populations vulnérables.
Par ailleurs, un accès humanitaire rapide, sûr et sans discrimination devra être assuré. Cela inclut la libre circulation du personnel humanitaire, des biens et des services, afin de répondre efficacement aux besoins des populations, indépendamment de leur origine, de leur appartenance ou de leurs opinions.
Surveiller et vérifier le respect du cessez-le-feu
Sur le plan sécuritaire, les deux camps ont acté l’opérationnalisation du Mécanisme conjoint de vérification élargi Plus (MCVE+). Ce dispositif, appuyé par la Monusco, sera chargé de surveiller et de vérifier le respect du cessez-le-feu, avec des premières missions prévues dans un délai d’une semaine.
Enfin, les parties ont convenu de procéder à la libération de prisonniers dans un délai de dix jours, conformément aux engagements antérieurs. Elles ont également réaffirmé leur détermination à poursuivre les efforts de paix avec l’appui de la communauté internationale, notamment le Qatar, les États-Unis, la Suisse, le Togo et l’Union africaine, dans l’espoir de ramener une stabilité durable dans la région des Grands Lacs.
Pascal NDUYIRI, dans l'Est de la RDC