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Lumumba, Mzee Kabila …archétypes de l’Ubuntu- résilience
Kingakati, 17 janvier 2023. Quand nature rime avec culture et résilience avec résistance ; on peut voir défiler sur le plan spatio-temporel, deux figures : Patrice Emery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila. Ces deux héros africains morts sans être morts, car leurs idées sont présentes. Comme le sont celles de Nelson Mandela, Nkwame Nkrumah, Julius Nyerere ou encore Martin Luther King. Autant de légendes contemporaines survivantes d’une histoire des peuples esclavagisés, déportés, massacrés, colonisés, néo-colonisés.
Pourtant, malgré ce traitement immonde, et pour dire vrai, innommable, l’homme africain et sa diaspora a plié sans rompre. Fort de son Ubuntu, il a su résister à sa disparition physique. De quoi lui donner vigueur pour rebondir culturellement. Cette capacité à conjurer le sort a un nom : la résilience.
C’est cette matrice motrice qui fera que les peuples africains passent de la résistance à la mort physique à la résistance à la mort culturelle. Pari ou défi qu’entendent relever deux milliards d’êtres miraculés. Cette dialectique développée dans le énième ouvrage d’Henri Mova Sakanyi intitulé «Ubuntu et résilience des peuples africains» a une résonnance particulière.
Bien plus qu’un clin d’œil à l’histoire du Congo dans sa résistance-résilience : les 16 et 17 janvier. Et dans le contexte actuel, l’intellectuel avec ses deux pieds sur terre qu’est Henri Mova n’ignore pas que Kingakati n’exhale pas que le parfum nature dont sont sevrés nombre de Kinois, ce parc symbolise quelque part la résistance -résilience de l’un des descendants idéologiques des héros congolais. Si l’auteur ne le dit pas expressis verbis, ça peut le subodorer en creux.
Dans sa critique de l’ouvrage de son collègue Mova, le professeur Bissa recommande de le lire d’un bout à l’autre pour découvrir l’essence, le sens et finalement la quintessence de ‘Ubuntu. Car, ajoute-il, il y va de la vie et de la survie de notre Etat. Sociologue ancré dans sa société, Emile Bongeli voit dans l’Ubuntu l’antidote au tribalisme, construction du colonialisme dans son dessein de «diviser pour mieux dominer».
En portant ce livre de 568 pages divisés en 20 chapitres sur les fonts baptismaux, Olive Lembe Kabila a parfaitement conscience de faire avancer la cause «Ubuntu-résilience» des peuples africains. Elle qui, à Kingakati, Kashamata, Kundelungu…est en première ligne dans le combat pour l’émancipation de la femme et de l’homme rural. D’où l’appellation «première dame rurale». J.N.