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Lubero : un chef milicien dépose les armes après neuf ans dans la brousse
Le chef milicien autoproclamé " général " Mamadou s'est rendu hier mercredi 18 février aux autorités territoriales au chef-lieu du territoire de Lubero, au Nord-Kivu, mettant ainsi fin à près de neuf années passées dans la clandestinité. Accompagné de trois de ses combattants, il a officiellement remis son arme lors d'une cérémonie organisée par l'administration locale, déclarant renoncer définitivement à la lutte armée et exprimant sa volonté de réintégrer la vie civile.
Au cours de cette reddition, le désormais ex-chef de groupe armé a affirmé vouloir soutenir le processus de paix engagé dans cette partie du Nord-Kivu. Ce geste est perçu comme un moment symbolique dans une zone marquée par l'activisme persistant de milices locales et étrangères, responsables de l'insécurité chronique qui affecte les populations civiles.
Selon l'administrateur du territoire, le colonel Kiwewa Mitela Alain relayé par la radio télévision Rwanzururu Beni, cette reddition constitue un signal encourageant pour la stabilisation de Lubero. Il estime que ce choix pourrait inciter d'autres chefs de groupes armés à suivre la même voie, contribuant au rétablissement progressif de l'autorité de l'État dans les zones encore sous influence rebelle.
Le groupe dirigé par Mamadou était notamment accusé de violations des droits humains dans les localités de Kasugho, Kagheri et leurs environs. Toutefois, tous ses éléments n'ont pas adhéré à cette décision. Certains combattants auraient refusé de quitter la brousse, laissant planer des inquiétudes quant à la poursuite éventuelle d'activités armées dans la région.
Les autorités territoriales lancent un appel aux autres miliciens encore actifs pour qu'ils déposent volontairement les armes. Elles rappellent que le désarmement et la réinsertion demeurent des étapes essentielles pour consolider la paix, favoriser le développement local et permettre aux populations de Lubero de retrouver une vie normale après des années d'instabilité.Pascal NDUYIRI