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Lubero : près de 50 agents de santé en quarantaine après quatre cas d’Ebola
Près de 50 membres du personnel soignant sont placés en quarantaine depuis huit jours dans les structures sanitaires de Kitsombiro et de Kavisire, dans la zone de santé d’Alimbongo, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Cette mesure fait suite à la confirmation de quatre cas positifs de la maladie à virus Ebola chez des patients pris en charge dans ces établissements avant leur décès.
Les agents de santé concernés doivent observer une période d’isolement de 21 jours, conformément aux mesures prises dans le cadre de la riposte contre la maladie.
Cette mise en quarantaine a entraîné la suspension des soins ordinaires dans les deux structures sanitaires concernées. Une situation qui complique davantage l’accès aux services de santé des habitants de cette partie du territoire de Lubero, déjà confrontés à plusieurs difficultés.
Deux structures sanitaires seulement disponibles pour la prise en charge
Selon la RTNC, l’agglomération de Kitsombiro, qui compte environ 40.000 habitants, ne dispose plus que de deux autres structures sanitaires pour assurer la prise en charge médicale de la population. Cette réduction de l’offre de soins risque d’accentuer la pression sur les établissements encore opérationnels.
Au-delà des mesures de prévention et de contrôle de la propagation du virus Ebola, cette situation soulève des inquiétudes quant à la continuité des soins pour les patients souffrant d’autres maladies. Les habitants pourraient rencontrer davantage de difficultés pour accéder aux services médicaux pendant la période de quarantaine du personnel soignant.
Dans cette région du Nord-Kivu, confrontée à une insécurité récurrente, le maintien de l’accès aux soins constitue un enjeu majeur. La situation à Kitsombiro et à Kavisire met en évidence la nécessité de concilier les mesures de lutte contre Ebola avec la continuité des services de santé au bénéfice de la population.
Pascal NDUYIRI