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Lors d’une marche de paix à Kinshasa : Des femmes réclament la fin de la guerre et des atrocités dans l’Est
Au terme d’une marche pour la paix, partie de la place du 30 juin, ex-Gare centrale jusqu’au Palais de la Nation hier mercredi 14 février 2024, la ministre du Genre, Famille et Enfant a remis le mémorandum au directeur de cabinet adjoint du Président de la République André Wameso. Dans ce mémo, des femmes congolaises ont dénoncé et condamné les velléités expansionnistes du Rwanda pour la mise en œuvre de la théorie de remplacement déjà en cours et l’exploitation illicite des terres et ressources naturelles de la RDC.
Cependant, la ministre du Genre a fustigé la complicité de la communauté internationale représentée par les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Belgique, le Royaume Uni, la Pologne pour s’être rangés aux côtés des oppresseurs et leur politique immorale de soutien aux agresseurs de la RDC d’un côté et des réponses humanitaires inopportunes de l’autre. Mireille Masangu Bibi Muloko a dressé une série de recommandations pour le rétablissement de la paix à l’Est, dont tant qu’il y aura la guerre à l’Est du pays, les femmes se lèveront toujours pour marcher, dénoncer la guerre et encourager le gouvernement à prendre ses responsabilités pour que la paix règne à travers le pays et un soutien sans faille aux forces armées et à la police nationale congolaise, ainsi qu’aux services de sécurité pour le sacrifice qu’ils consentent en vue de défendre la patrie.

«Tout est parti des tueries, atrocités et brimades dont sont victimes nos compatriotes des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, de suite des guerres injustes et récurrentes nous imposées par le Rwanda avec ses complices du M23, qui en réalité, planifie le pillage de nos ressources et la balkanisation de la RDC. Touchés par l’ampleur du bilan de plus 12 millions de morts qui s’apparentent à un génocide causé par ces guerres depuis plus de 22 ans et ce, dans l’indifférence la plus totale de la communauté internationale», a dénoncé la patronne du Genre.
Elle a condamné le silence coupable de la communauté internationale, alors que de l’autre côté de l’Europe orientale, la même communauté se solidarise pour non seulement dénoncer la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, mais aussi apporter à celle-ci, de l’appui logistique, matériel et financier.
«Soucieux des conditions inhumaines dans lesquelles vivent nos compatriotes dans l’Est où des familles nombreuses sont en déplacement continuel, des femmes et jeunes filles sont violées, dépouillées de leurs biens et moyens de survie, des enfants non accompagnés sont abandonnés dans les rues. Conscient du rôle conféré à la femme par la Résolution 1325, celui de s’impliquer dans la résolution des conflits et la recherche de la paix, avons marché aujourd’hui pour exprimer notre compassion et notre solidarité à l’égard de nos compatriotes dans l’Est qui continuent de pleurer les leurs qui tombent sous les balles de nos ennemis et qui vivent le calvaire des différentes atrocités, exprimons solennellement notre soutien et notre accompagnement, sans nous lasser, au Président de la République, chef de l’État, son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour les efforts qu’il ne cesse de déployer pour ramener la paix, rien que la paix car, l’autonomisation de la femme en dépend», a-t-elle rencheri.
Par ailleurs, cette marche de paix avait pour objectifs d’exprimer la solidarité aux compatriotes dans l’Est et le soutien au Président de la République, chef de l’État, en vue du rétablissement de l’intégrité territoriale en RDC. Organisée par le ministère du GFE, la marche a accueilli des milliers de femmes et jeunes filles des institutions publiques et privées, de l’administration publique, des organisations de la société civile, des confessions religieuses, des corporations syndicales et des partis politiques, ainsi que des hommes engagés dans la masculinité positive, venues de tous les coins de Kinshasa.
Enfin, les participants à cette activité ont manifesté leur soutien aux femmes et jeunes filles, victimes des atrocités de l’agression rwandaise. Mathy MUSAU