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Loi électorale : le boycott de l’opposition conduit au renvoi sine die de la plénière !
* Pour la députée FCC Géneviève Inagosi, la voix de la sagesse est en train de triompher…
La plénière convoquée le mercredi dernier qui avait prévu l’examen et l’adoption de la loi électorale en l’absence des députés de l’Opposition FCC et Lamuka qui ont claqué la porte pour exiger le consensus, n’a pas eu lieu et a été reportée sine die par le speaker de la Chambre basse, Christophe Mboso Nkodia Mpwanga.
La raison de ce report est que ce dernier à un tel exercice parlementaire dans une plénière monocolore où il n’y a que les députés de l’Union sacrée, c’est-à-dire de la majorité parlementaire avec des décisions exclusives qui les approches pour les convaincre à revenir dans l’hémicycle et prendre part à l’examen de la loi électorale et en voyant comment accéder à leurs conditions de la recherche du consensus qu’on entend sur toutes les lèvres.
La députée FCC, Géneviève Inagosi salue cette évolution notable de la situation qu’elle attribue à la voix de la sagesse qui est peut-être en train de triompher dans la recherche de l’impossible consensus à dégager dans la classe politique.
Quand on observe l’incessant ballet diplomatique inauguré au Palais du peuple par l’ambassadeur Us Mike Hammer et son collègue belge, suivi par les Catholiques et les Protestants, on comprend que Mboso Nkodia est sous pression. D’autant plus que le mot qui sort de la bouche de tous ses interlocuteurs, c’est le consensus.
Le Président de l’Assemblée nationale, qui n’est pas un extraterrestre, ne pouvait demeurer sourd à ce discours. D’où le renvoi de la plénière de mercredi dernier. Mais cela n’est peut-être que le premier acte du mélodrame qui est en train de se jouer sur la scène théâtrale de la RDC, à quelques mois de la tenue des élections de décembre 2023.
Le deuxième acte, c’est le fond de la question qui est la revendication des opposants du FCC et de LAMUKA pour justifier le boycott de leurs élus des plénières de l’Assemblée nationale. C’est d’abord la tenue d’une concertation de la classe politique USN, FCC et LAMUKA, les trois familles politiques actuelles en RDC pour s’accorder sur les réformes à entreprendre pour éviter des élections chaotiques en décembre 2023.
C’est à ce niveau qu’il y a une divergence de taille entre USN de Félix Tshisekedi et les deux autres familles politiques, le FCC de Joseph Kabila et Lamuka du tandem Martin Fayulu- Adolphe Muzito. L’USN est convaincue que le dialogue politique, c’est juste pour le partage du pouvoir comme autrefois. Alors que les deux autres familles politiques jurent par tous les dieux pour prouver le contraire.
Tout cela, par les médias interposés. Alors qu’en principe, les deux familles politiques de l’Opposition devraient aller échanger avec leurs frères de l’USN pour argumenter et leur prouver le contraire sur le bien-fondé de cette démarche de la tenue d’un dialogue politique pas pour aller à la mangeoire du Pouvoir, mais uniquement pour dégager un consensus sur les réformes électorales. KANDOLO M.