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Lingwala : une gouvernance sous fortes controverses appelant une intervention urgente
La gestion de certaines communes de la ville-province de Kinshasa suscite, ces derniers temps, de vives préoccupations. Le cas de la commune de Lingwala apparaît désormais comme l'un des plus préoccupants, au regard des éléments recueillis et des témoignages concordants d'acteurs locaux.
Dans un contexte marqué par des dysfonctionnements persistants au sein des entités territoriales décentralisées, une question fondamentale se pose : les municipalités de la capitale bénéficient-elles encore de l'attention requise de la part des autorités nationales et provinciales ?
À la suite de plusieurs accusations portées contre l'autorité municipale de Lingwala, notre rédaction y a effectué un tour afin d'éclairer l'opinion. Les premières conclusions, encore non officiellement confirmées, laissent entrevoir des pratiques de gestion jugées préoccupantes, au point de susciter l'indignation de nombreux observateurs.
Le bourgmestre, Norbert Muchiga, est notamment accusé par certaines sources locales de comportements à caractère tribaliste, d'attitudes jugées peu collaboratives envers des chefs de services ne partageant pas son espace linguistique, ainsi que de manquements dans la gestion des ressources financières de la commune.
Selon les informations recueillies, en attente de réaction officielle de l'intéressé, la commune de Lingwala fonctionnerait de facto comme une structure assimilable à l'association "Entente des ressortissants du territoire de Kalehe (E.R.T.KA)", au sein de laquelle certains membres bénéficieraient d'avantages supposés au détriment des agents et cadres de l'administration communale.
Une telle situation, si elle venait à être établie, serait de nature à fragiliser durablement la gouvernance locale, à compromettre l'efficacité de l'action publique et à éroder la confiance entre les administrés et leurs dirigeants.
Dans l'attente de la position officielle du bourgmestre mis en cause, les investigations se poursuivent, alors qu'une réaction diligente des autorités urbaines compétentes est attendue.
Il apparaît en effet impératif de rappeler aux responsables municipaux la portée de leur mission républicaine et les exigences de redevabilité qui en découlent à l'endroit des administrés. César IPOKA