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L’ex-président Hollande plaide pour la RDC auprès des Français
L’ancien président français, François Hollande, a permis de maintenir la République démocratique du Congo dans l’un de prestigieux cercles d’influence parisiens, afin de rappeler à l’Europe que ce géant d’Afrique centrale n’est pas seulement un théâtre de crise, mais un partenaire stratégique pour des investisseurs.
Le 25 mars, c’est le Club de l’Hémicycle, cercle parisien réunissant décideurs politiques, acteurs économiques et intellectuels qui organisait un « focus RDC », avec en invité spécial l’ancien président français Hollande. Un signal discret, mais lisible que Kinshasa ne renonce pas à son travail d’influence en Europe.
Un format qui compte
Le Club de l’Hémicycle n’est pas un cercle ordinaire. Cette plateforme d’échanges feutrés, où se croisent entrepreneurs, responsables publics et experts, constitue l’un de ces espaces parisiens où se fabriquent les opinions de ceux qui comptent.
Y inscrire la RDC à l’ordre du jour, en ce moment précis, relève d’un choix stratégique.
Les thèmes abordés lors de la rencontre portaient, notamment sur la sécurité dans l’Est, la gouvernance, le développement durable, les enjeux climatiques autour du Bassin du Congo, mais ils dessinaient tous le même portrait : celui d’un pays à la croisée des chemins, dont les richesses naturelles et le poids géopolitique en font un dossier que l’Europe ne peut se permettre d’ignorer.
Hollande, voix d’expérience sur un dossier sensible
La présence de François Hollande donnait à la soirée un relief particulier. L’ancien chef de l’État, qui s’exprime régulièrement depuis la fin de son mandat sur les mutations du monde, a dit porter une attention soutenue à la situation congolaise, notamment à la crise humanitaire et sécuritaire qui ravage l’Est du pays depuis des mois. Sans prendre de position tranchée sur les parties au conflit, il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation internationale renforcée en faveur de la paix et de la stabilité en RDC.
Pour un auditoire composé en partie de membres de la diaspora congolaise, d’experts et d’acteurs économiques, entendre un ancien président de la République française s’exprimer avec cette clarté sur leur pays n’est pas anodin.
Le Bassin du Congo comme argument diplomatique
Au-delà de la sécurité, c’est le potentiel climatique de la RDC qui a structuré une partie des échanges. Le bassin du Congo second poumon vert de la planète après l’Amazonie place le pays au cœur des discussions sur la transition écologique mondiale. Dans un contexte où les financements climatiques internationaux se réorganisent, la RDC dispose d’un argument de poids pour attirer l’attention et les investissements européens.
C’est précisément sur ce terrain énergie, transition écologique, investissement durable que les participants ont esquissé des pistes de collaboration concrètes entre Paris, Bruxelles et Kinshasa.
Maintenir le cap malgré tout
Ce « focus RDC » illustre une réalité que la crise à l’Est tend parfois à occulter : la diplomatie congolaise ne s’est pas arrêtée. Malgré les combats, les déplacements de populations et les tensions avec les partenaires internationaux, Kinshasa continue d’occuper le terrain dans les capitales qui comptent.
ACP