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Les relations sino-africaines illustrent une coopération Sud-Sud exemplaire
Gitega (Burundi), 24 juin (Xinhua) — Les relations sino-africaines illustrent une coopération Sud-Sud exemplaire, fondée sur le respect mutuel, la solidarité et les bénéfices partagés, a mis en valeur le président en exercice de l’Union africaine (UA) et président burundais Évariste Ndayishimiye, lors d’un récent entretien accordé à Xinhua, au siège de la présidence à Gitega, la capitale politique burundaise.
L’année 2026 marque le 70ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique. Selon M. Ndayishimiye, cette base historique particulièrement solide est ancrée dans une solidarité profonde entre les peuples et repose également sur des valeurs partagées : le principe d’une coopération respectueuse de la souveraineté des États et mutuellement avantageuse, « gagnant-gagnant », ainsi que la promotion d’un monde pacifique où le droit international et la négociation priment sur les conflits.
La Chine a appliqué, à compter du 1er mai, une politique du zéro droit de douane sur les produits en provenance de 53 pays africains avec lesquels elle a des relations diplomatiques. Cette politique tarifaire préférentielle s’inscrit dans la continuité de celle déjà accordée à 33 pays africains, dont le Burundi, depuis le 1er décembre 2024.
Pour le président burundais, cette politique tarifaire doit être « le levier d’une transformation structurelle de nos économies », favorisant « l’augmentation des revenus de nos produits, la création d’emplois durables pour notre jeunesse et, surtout, le développement de la transformation locale afin que la valeur ajoutée demeure sur le continent africain ».
En septembre 2024, les chefs d’État des deux pays ont annoncé l’élévation des relations bilatérales au rang de partenariat stratégique mondial. Pour M. Ndayishimiye, l’élévation des relations sino-burundaises au rang de partenariat stratégique global constitue « une étape historique pour nos deux pays ».
Pour le peuple burundais comme pour le peuple chinois, cette élévation se traduira par des actes concrets : davantage d’opportunités économiques, de projets de développement, de coopération éducative et technologique, et un renforcement des échanges entre les peuples, a-t-il poursuivi.
L’agriculture est un domaine clé de la coopération sino-burundaise. « La Chine est un exemple mondial en matière de développement agricole », et l’aide des experts chinois a permis au Burundi d’augmenter considérablement les rendements rizicoles, ce qui a contribué directement à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays et à une augmentation significative des revenus des ménages rizicoles, a souligné M. Ndayishimiye, en outre que les experts chinois ont transféré les savoir-faire, formant de nombreux jeunes Burundais aux techniques rizicoles modernes, à la mécanisation agricole et aux traitements post-récolte.
Ayant visité la Chine à plusieurs reprises, M. Ndayishimiye s’est dit profondément impressionné par ce pays. « J’ai vu un peuple maître de son destin, animé d’une discipline collective et d’une volonté de progrès remarquables. J’ai vu un président profondément engagé dans le développement de son peuple, la défense de ses intérêts et la promotion d’un monde plus juste et plus multipolaire », a-t-il témoigné.
« La Chine a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté, construit des infrastructures de classe mondiale, développé une industrie et une technologie de pointe, et hissé son économie au rang des toutes premières au monde », a salué M. Ndayishimiye, ajoutant : « La modernisation chinoise est aujourd’hui l’une des plus grandes épopées de développement que l’humanité ait connue ».
Le continent africain se mobilise à l’heure actuelle pour concrétiser le deuxième plan décennal de l’Agenda 2063, et la Chine a lancé son 15ème Plan quinquennal de développement économique et social (2026-2030). « Nos visions convergentes parce que nos objectifs se rejoignent : le développement par nos propres forces, au service de nos peuples. Nous sommes convaincus que la coopération sino-africaine continuera de jouer un rôle majeur dans la transformation économique du continent », a souligné M. Ndayishimiye, souhaitant que la coopération sino-africaine continue de s’intensifier et de se diversifier dans les secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’agriculture moderne, la santé, l’énergie, les technologies numériques, le commerce et les investissements.
Le monde d’aujourd’hui connaît des changements accélérés d’une ampleur jamais vue depuis un siècle, et la force du Sud global s’accumule considérablement. Selon le président, l’Afrique et la Chine partagent une vision commune de l’ordre international : « un monde multipolaire, plus équitable, où la voix des nations du Sud est entendue et respectée ».
C’est une précieuse convergence politique dans un contexte mondial marqué par les tensions et les reconfigurations, a-t-il noté.
Le partenariat sino-africain est tourné « vers l’avenir, vers une Afrique souveraine, industrialisée et prospère, qui avance aux côtés d’une Chine grande et respectueuse. C’est cela, la vision d’une communauté d’avenir partagé », a affirmé M. Ndayishimiye.