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Les partcipants à la 5ème Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants tirent la sonnette d’alarme
La 5ème Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants s’est ouverte à Durban, en Afrique du Sud, le 15 mai. Profitant de ces assises, les participants trent la sonnette d’alarme pour que des actions urgentes soient menées pour combattre le nombre croissant d’enfants qui travaillent.
S’exprimant à l’ouverture de ces assises de 5 jours, le Président Cyril Ramaphosa a demandé aux délégués de s’engager à mener des «actions de grande envergure» pour faire une différence dans la vie des enfants, renseigne un communiqué de presse conjoint OIT-gouvernement sud-africain.
«Nous sommes ici parce que nous partageons la même conviction : le travail des enfants sous toutes ses facettes est un ennemi. Le travail des enfants est un ennemi du développement de nos enfants et un ennemi du progrès. Aucune civilisation, aucun pays et aucune économie ne peut se considérer comme étant à la pointe du progrès si son succès et ses richesses ont été construits sur le dos des enfants. »
Son appel a été repris par le Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), Guy Ryder. « Certains diront peut-être que le travail des enfants est une conséquence inévitable de la pauvreté et que nous devons l’accepter. Mais c’est faux. Nous ne pouvons jamais nous résigner au travail des enfants. Nous n’avons pas à le faire. Il est essentiel de s’attaquer aux causes profondes, comme la pauvreté des ménages. Mais ne vous y trompez pas, le travail des enfants est une violation d’un droit humain fondamental, et notre objectif doit être que chaque enfant, partout, en soit libéré. Nous n’aurons pas de repos avant d’y arriver. »
Alors que la date limite de 2025 des Objectifs de développement durable de l’ONU pour l’élimination du travail des enfants approche, de nombreux orateurs ont souligné le besoin urgent de récupérer les progrès qui avaient été réalisés dans de nombreuses régions avant la pandémie de COVID-19.
Les derniers chiffres montrent que 160 millions d’enfants, soit près d’un enfant sur dix dans le monde, travaillent encore. Les chiffres sont en hausse et la pandémie menace d’annuler des années de progrès. Le travail des enfants a particulièrement augmenté dans le groupe d’âge des 5 à 11 ans.
C’est la première fois que la Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants a lieu en Afrique – une région où, selon les chiffres, le nombre d’enfants qui travaillent est le plus élevé et où les progrès sont les plus lents. La plupart du travail des enfants sur le continent – environ 70% se fait dans l’agriculture, souvent dans des contextes où les enfants travaillent aux côtés de leur famille, précise la source.
La conférence s’appuie sur les quatre précédentes Conférences mondiales, tenues à Buenos Aires (2017), Brasilia (2013), La Haye (2010) et Oslo (1997), qui ont permis de sensibiliser au problème, d’évaluer les progrès, de mobiliser des ressources et d’établir une direction stratégique pour le mouvement mondial contre le travail des enfants.
D’après le communiqué, la conférence devrait se conclure par un Appel à l’action de Durban qui présentera des engagements concrets pour intensifier les actions visant à éliminer le travail des enfants. Mathy MUSAU