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Les différentes rébellions ont retardé le développement de la RDC
Une énième rébellion vient de voir le jour en République démocratique du Congo (RDC). Créé par l'ex président Joseph Kabila, le Front pour la réfondation de la nation (FRN) ne viendra apporter rien de neuf dans le pays. Comme toutes les rébellions antérieures, les défis auxquels est confrontée la population congolaise, ne seront pas relevés. La préoccupation première des rebelles, une fois au pouvoir, sera d'asseoir leur hégémonie et régler les comptes de ceux qui les ont soutenus.
Il est regrettable de constater que l'histoire de la RDC, depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale, n'est qu'émaillée que des rébellions. La conséquence est que le pays ne progresse pas.
Après le 30 juin 1960, les Lumumbistes et les Mulelistes ont mis le pays à feu et à sang. Ils ont recouru à la violence pour revendiquer leur droit de gérer le pays après l'assassinat de leur leader, Patrice Emery Lumumba. Pendant ce temps de la rébellion, toute l'attention était focalisée sur la guerre. Les problèmes socio-économiques du pays étaient relégués au dernier plan.
Au Katanga, c'était la sécession dirigée par Moïse Tchombe. Au Kasaï, Kalonji Ditunga s'était auto proclamé empereur du royaume où il était à la tête. Le pays était émietté.
Dans un tel environnement, il va de soi que le pays ne pouvait nullement aller de l'avant.
Durant les trente-deux (32) ans de Mobutu, nous avons connu un semblant de paix, malheureusement la mauvaise gouvernance qui a caractérisé ce régime n'a pas permis au pays de sortir de l'ornière.
La gabegie financière, la corruption et surtout les détournements des deniers publics ont eu des répercussions négatives sur la bonne marche du pays.
Quand est venue la nébuleuse appelée Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), nous pourrions dire que c'est la catastrophe au regard du passif de ce mouvement. Son fondateur lu -même l'a qualifié de conglomérat d'aventuriers. L'insécurité récurrente à l'Est du pays tire ses origines de cette fameuse alliance.
Si donc on jette un regard rétrospectif sur les trente dernières années de l'histoire de notre pays, force est de conclure que les différentes rébellions sont en grande partie responsables de sa descente aux enfers.
Il est vrai que la mauvaise gouvernance de ceux qui sont aux commandes du pays sert de prétexte aux rebelles de justifier leur comportement, mais rien en tout cas ne peut les blanchir.
Le peuple congolais a marre des guerres. Il veut aller de l'avant avec les dirigeants qu'il se choisit lui-même, et non des Imposteurs qui se transformeront après à ses bourreaux.
Muke MUKE