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Le Grand Kasaï sollicite le soutien de la Belgique pour la création d’une société agricole
La chambre du commerce du Grand Kasaï est déterminée à offrir des solutions pour l’autosuffisance alimentaire, à travers des projets structurants dans le domaine de l’agriculture. C’est dans ce cadre qu’un projet de la création d’une société agricole du Grand Kasaï a été présenté dernièrement au ministre d’Etat belge, André Flahaut, en vue de solliciter l’appui de la Belgique.
«A travers la création de la société agricole du Grand Kasaï qui vise lutter contre la malnutrition, nous voulons créer trois parcs agricoles dans les provinces du Kasaï, du Kasaï oriental et du Kasaï central). Trois minoteries vont fonctionner comme des parcs agricoles capables de produire 20 tonnes de maïs par jour, 600 tonnes par mois par minoterie, pour atteindre 1.500 tonnes de farine de maïs par mois dans le Grand Kasaï», a expliqué Clément Ilunga, Directeur général a.i. de la chambre de commerce du Grand Kasaï.
Ce projet sera opérationnel d’ici à janvier 2023. Il rentre dans le cadre de la vision ou des objectifs de la chambre, qui s’évertue à faire «la promotion de sociétés membres, et du terroir. Nous avons aussi des charges pour accompagner des projets structurants pour le développement de notre contrée».
«C’est dans ce cadre que nous sommes venus présenter au ministre d’Etat belge, qui avait rencontré notre président au mois d’octobre 2021. Il lui avait demandé de préparer des projets qui peuvent être soutenus par certaines régions belges et institutions connexes», a souligné le chef de la délégation de ladite chambre.
Ce projet répond aux préoccupations de la population kasaïenne, soutient Clément Ilunga, qui assure que l’homme d’Etat belge a bien accueilli ce projet.
«C’est un projet structurant, un projet d’avenir permettant d’offrir 6.000 emplois à la population. Un projet qui va contribuer à l’autosuffisance alimentaire. Le ministre a été très émerveillé. Il a promis de nous soutenir, d’être un point focal de notre projet en Belgique».
Ce projet, poursuit-il, va remédier au déficit criant au niveau alimentaire dans le Grand Kasaï, avec l’augmentation de la production de l’aliment de base qui est le maïs.
Pour le ministre d’Etat belge, ce projet rentre également dans le cadre de sa mission, qui consiste aussi à redynamiser les contacts avec les acteurs dans le domaine de l’éducation, de l’agriculture, mais aussi des acteurs dans le domaine économique.
«Il y a effectivement un projet de développement initié par la chambre de commerce et d’industrie du Grand Kasaï, et précisément dans le secteur agricole. Il faut trouver maintenant au niveau belge, au niveau de la région wallonne notamment un interlocuteur au niveau de la province, au niveau des universités, au niveau de la recherche, mais aussi au niveau des équipements et trouver des partenaires au niveau financier», a soutenu André Flahaut.
Contribuer à l’autonomie alimentaire
Clément Ilunga croit fermement que ce projet permettra de valoriser les produits agricoles dans le Grand Kasaï, en vue d’approcher une forme d’autonomie alimentaire et éviter la dépendance extérieure. «Occasion aussi de créer de l’emploi pour les jeunes. C’est un projet bien structuré, qui rejoint aussi les préoccupations de la population du Kasaï», a-t-il martelé.
La chambre de commerce et d’industrie du Grand Kasaï a vu le jour il y a une année et demie. Installée à Kinshasa, elle dispose des antennes dans les cinq provinces de l’espace Kasaï (Kasaï, Kasaï Central, Kasaï oriental, Lomami et Sankuru). La chambre est dirigée par le président national Jackie Kazadi et le comité exécutif est géré par Clément Ilunga. Rocco NKANGA