Aller au contenu principal
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport

Dernière minute

Nation : À quelques jours de l’ultimatum fixé à Tshisekedi : Fayulu quitte Kinshasa pour Paris
Nation : Kinshasa : Félix Tshisekedi lance les travaux du boulevard Étienne Tshisekedi
Nation : DANS UNE DÉCLARATION ADRESSÉE HIER AU CHEF DE L'ÉTAT, la Société civile s'oppose à la promulgation de la Loi référendaire
Nation : Les médecins du Symeco reprennent le travail après plus d'un mois de grève
Nation : FACE À LA SITUATION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE EN RDC, la SFPS appelle au dialogue et à la responsabilité collective
Profile picture for user David Babombua
Soumis par David Babombua le lun 26/05/2025 - 07:18
whth
Nation

DANS UNE DÉCLARATION ADRESSÉE HIER AU CHEF DE L'ÉTAT, la Société civile s'oppose à la promulgation de la Loi référendaire

11 août, 2026
ddb
Nation

Les médecins du Symeco reprennent le travail après plus d'un mois de grève

11 août, 2026
Fnfn
Nation

FACE À LA SITUATION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE EN RDC, la SFPS appelle au dialogue et à la responsabilité collective

11 août, 2026
Musoko
Nation

Forum social mondial 2026 : l'Organisation africaine des consommateurs plaide pour la souveraineté semencière

11 août, 2026
A la une
fnf

Nul n'est censé échapper à la démolition des constructions anarchiques

dollars américains

Passeport biométrique, De 99 à 75 dollars américains : rêve ou réalité ?

Société

Réponse

"Réponse ya Mario. Bisengo ya ango pasi ya pape

10 août, 2026

Réponse ya Mario. Bisengo ya ango pasi ya pape" (en lingala) se traduit en français par : "La réponse de Mario. Le bonheur de cela, (c'est) la souffrance du pape" (ou les joies de la chose, la peine du pape). Il est des phrases, des expressions constituant l'ossature de nos sujets de la…

Ebola

Ebola : les autorités sanitaires renforcent le dispositif de contrôle à Kinshasa

10 août, 2026
dfg

"Soyez patient les hommes qui savent supporte et attendre sont heureux."

7 août, 2026
cvbn

DEUX JOURNALISTES DE LA RTNC À L'HONNEUR, Odia Malaika et Christine Lenzo au cœur ce vendredi d'un gala sur les 25 ans de l'émission "Tribune de la femme"

7 août, 2026
lkjhb

Kinshasa : le marché Bayaka démoli, les vendeurs crient au secours à quelques jours de la rentrée scolaire

6 août, 2026

Culture

dfb

Angélique Kidjo, première Africaine à recevoir une étoile à Hollywood

11 août, 2026
mlkj

Kinshasa entend accueillir en septembre la première édition du festival "Congo Mboka Ya Vibe"

6 août, 2026
fghj

Léon Abedi (AMIKO) : «La coopération entre la RDC et la République de Corée est pragmatique et mutuellement bénéfique»

5 août, 2026
dsbsb

Marie Louise, la muse de Wendo Kolosoy, s'éteint à l'âge de 107 ans

4 août, 2026
Filles aînées

Filles aînées et culture congolaise, «La Table des Yaya» réécrit l’héritage à Kinshasa

31 juillet, 2026
DFG

L'Expo Lumumba International ouvre ses portes au public au CCAPAC de Kinshasa

21 juillet, 2026
dsbsb

Marie Louise, la muse de Wendo Kolosoy, s'éteint à l'âge de 107 ans

4 août, 2026
Filles aînées

Filles aînées et culture congolaise, «La Table des Yaya» réécrit l’héritage à Kinshasa

31 juillet, 2026
DFG

L'Expo Lumumba International ouvre ses portes au public au CCAPAC de Kinshasa

21 juillet, 2026

Forum éco

theh

10.253 agents non payés sont mécanisés au troisième trimestre, annonce Jean-Pierre Lihau

11 août, 2026
fbs

CHUTE KATENDE, le montage des turbines et la pose des lignes électriques ouvrent la voie à l’électrification de Kananga

11 août, 2026
Cnfn

OCC : Julien Paluku porte l'ouvrage de Gaby Lubiba Mampuya sur les fonts baptismaux

10 août, 2026
Le DG Pierre Lohohola Osomba s'adressant aux cadres et agents de l'agence de Maluku.

EN VISITE D'INSPECTION A L'AGENCE DE MALUKU, OCC : Le DG Pierre Lohohola exhorte cadres et agents à l'intégrité, au professionnalisme, et à la rigueur

5 août, 2026
fygf

À Bruxelles, le FPI invite les partenaires financiers à investir dans l’industrialisation de la RDC

4 août, 2026
ft

RDC : Financée par Sicomines, la nouvelle usine de captage et de traitement d'eau de Kamina inaugurée par le Président Tshisekedi

4 août, 2026
éditorial
Les proches de Fatshi tombent un à un : à qui sera le prochain tour ? 19 juin, 2025 Un malaise subtil mais perceptible s'installe dans les couloirs du pouvoir à Kinshasa. Récemment, les personnalités de confiance qui ont entouré le président Félix Tshisekedi semblent disparaître de la scène les unes après les autres. La question que personne n'ose vraiment éviter se pose aujourd'hu…

Caricature

2222

Sakozy

26 septembre, 2025
Kamerhe out

Démission de Kamerhe

24 septembre, 2025
kotambola

Génocost Onu

22 septembre, 2025
Kamerhe et Sama

Kamerhe et Sama

15 septembre, 2025
Kamerhe crise

Crise à l'Assemblée nationale

12 septembre, 2025
défaite des Léopards

La défaite des Léopards

10 septembre, 2025

Sport

hv

Mercato : Arthur Masuaku s'engage à Konyaspor en Turquie pour deux ans

jhg

Éliminatoires de la Can 2027 : le Congolais Christian N'Sengi nommé sélectionneur national du Sud Soudan

La nouvelle SG de la Fecofa, Laetitia Muderhwa.

Ex chef de cabinet du président de la caf, Laetitia Muderhwa prend les commandes du Secrétariat général de la Fecofa

Enjeux de l’heure

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics John Banza.

Sondage Les points, John Banza au sommet de la perception des performances gouvernementales

10 août, 2026

Un an après son entrée en fonction, John Banza Lunda affiche un bilan qui le place au premier rang des membres du gouvernement Suminwa 2. Selon un sondage réalisé par Les Points les 1er et 2…

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics John Banza.

Sondage Les points, John Banza au sommet de la perception des performances gouvernementales

10 août, 2026
dfvgb

La ville de Kinshasa désignée pour abriter le siège d'AUDA-NEPAD

7 août, 2026

Ituri: la société civile salue la reprise des activités des humanitaires engagés contre Ebola à Nyakunde

5 août, 2026

Étranger

Fkfnf

Sahara marocain : la Colombie annonce un changement de sa position et reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara

8 août, 2026

La Colombie a annoncé un changement de sa position sur la question du Sahara et affirmé sa reconnaissance de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses Provinces du Sud.

Cette nouvelle…

Fkfnf

Sahara marocain : la Colombie annonce un changement de sa position et reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara

8 août, 2026
zefghj,

Célébration du 27e anniversaire de la Glorieuse Fête du Trône dans plusieurs capitales d’Amérique centrale et des Caraïbes

3 août, 2026
djt

La voie express Tiznit-Dakhla baptisée “Donald J. Trump Highway”, une parfaite illustration de la grande estime mutuelle entre SM le Roi et le Président Donald J. Trump

2 août, 2026

Nation

Fjfb

À quelques jours de l’ultimatum fixé à Tshisekedi : Fayulu quitte Kinshasa pour Paris

11 août, 2026

Alors que l’ultimatum lancé à Félix Tshisekedi arrive à son terme, Martin Fayulu a quitté Kinshasa ce mardi 11 août pour Paris. Ce déplacement intervient au moment où l’opposant maintient la…

Fjfb

À quelques jours de l’ultimatum fixé à Tshisekedi : Fayulu quitte Kinshasa pour Paris

11 août, 2026
Fnfn

Kinshasa : Félix Tshisekedi lance les travaux du boulevard Étienne Tshisekedi

11 août, 2026
whth

DANS UNE DÉCLARATION ADRESSÉE HIER AU CHEF DE L'ÉTAT, la Société civile s'oppose à la promulgation de la Loi référendaire

11 août, 2026
Joseph Kabila
Enjeux de l'heure
Lundi 26 mai 2025 - 07:18

Le discours de Joseph Kabila à la nation du 23 mai 2025

Congolaises, Congolais,

Mes chers compatriotes,

Il y a six ans, je prenais congé de mes responsabilités en tant que Président de la République, Chef de l'État. Et - fait inédit dans notre pays, en près de soixante ans d'indépendance, je passais pacifiquement la main à un nouveau Chef d'Etat. 

Depuis lors, je m'étais imposé un strict devoir de réserve, y compris quand j'ai fait l'objet, directement ou par mes proches interposés, de provocations, de déni des droits, d'humiliations, d'imputations dommageables et d'autres multiples atteintes à ma dignité. D'abord parce que je suis convaincu que le temps est le meilleur allié de la vérité et un antidote lent, mais puissant, contre le venin du mensonge et de la délation. Mais aussi et surtout, parce qu'agir autrement, aurait fait le jeu de ceux qui, par cette campagne odieuse, cherchaient à détourner l'attention de notre peuple de leur incapacité, aujourd'hui avérée, à répondre à ses attentes et aspirations.

J'ai enfin décidé de briser ce long silence ; de sortir de ma réserve et de m'adresser à vous, parce que l'enjeu est de taille. Il est même existentiel. Non pas pour ma famille politique ou biologique, moins encore pour ma modeste personne. Mais plutôt pour la Nation congolaise, et pour l'avenir de notre cher et beau pays. J'ai décidé de briser le silence, parce qu'au vu de la situation que traverse notre pays, continuer à me taire, m'aurait rendu poursuivable devant le tribunal de l'histoire, pour non-assistance à plus de cent millions de compatriotes en danger. Je saisis cette opportunité pour partager avec vous mes réflexions et participer ainsi à la recherche de la solution à la crise que traverse notre pays, la République Démocratique du Congo, terre de nos ancêtres, car il est gravement malade, et son pronostic vital est engagé. 

Mieux que quiconque, vous en êtes conscients, car vous en faites quotidiennement les frais dans votre chair, et vous en payez le prix . 

Mes chers compatriotes,

Vu l'importance stratégique de notre pays et le rôle qu'il est appelé à jouer, j'avais, dès l'avènement au pouvoir du Chef de l'État actuel, conclu avec lui un Accord donnant naissance à la coalition entre nos forces politiques respectives. 

A propos de cet Accord, beaucoup de contre-vérités ont été dites, y compris, fort malheureusement, par celui qui est censé connaitre la vérité, parce qu'en étant l'un des deux principaux signataires.

En attendant qu'au moment opportun, la vérité soit rétablie, preuves irréfutables à l'appui, permettez-moi, pour l'instant, d'affirmer qu'en ce qui me concerne, la conclusion de cet Accord n'avait pour seule motivation que l'intérêt supérieur de la Nation. 

Par cet accord de mutualisation de forces, j'entendais en effet permettre à mon successeur d'exercer, dans la direction des affaires de l'État, plus de pouvoir effectif que ce que la faible représentation de sa famille politique au sein de la nouvelle Assemblée Nationale était en droit de lui conférer. Je voulais par ailleurs faciliter le fonctionnement harmonieux des institutions, et éviter à la nation, comme à notre jeune démocratie, d'éventuelles crises politiques qui leur auraient été fatales.

Cette première alternance pacifique et civilisée à la tête du pays avait suscité d'autant plus d'espoirs, qu'en Janvier 2019, notre pays se trouvait en bien meilleur état qu'au moment de ma propre accession à la magistrature suprême, en Janvier 2001. 

Alors que j'avais trouvé un pays au bord de l'implosion ; miné par une longue dictature et des guerres; sans institutions républicaines ; économiquement en faillite, et socialement déchiré - bref, un pays dont l'incertitude des lendemains menaçait la stabilité de toute la région, le 24 Janvier 2019, j'avais en effet légué un bien meilleur héritage à mon successeur, à savoir :

"      Un pays réunifié, largement pacifié, et dont les limites territoriales correspondaient exactement à celles qu'elles étaient au 30 Juin 1960 ;

 "     Une nation reconstituée, réconciliée et fière de sa diversité ;

 "     Un État doté d'une Constitution progressiste, et des institutions fonctionnant harmonieusement ;

 "     Une économie dynamique et résiliente, et débarrassée du fardeau de la dette héritée des régimes antérieurs, du fait des multiples réformes structurelles engagées ;

 "     Une armée nationale républicaine, de plus en plus professionnelle et capable de relever le défi de la défense de l'intégrité du territoire national ;

 "     Une démocratie en constante consolidation avec, notamment, l'organisation, sur fonds propres, d'un troisième cycle électoral.

Le cœur serré, je constate qu'à peine six ans après, ce bel héritage en indivision, légué à l'ensemble de notre peuple, a été complètement dilapidé par celui qui en avait reçu la garde ; que notre pays offre un spectacle des plus désolants ; et qu'il suscite d'autant plus de désespoir au sein de notre peuple, et de pitié et de moqueries à travers le monde, que l'inconscience de ses dirigeants ne permet aucun espoir de redressement.

Cette détérioration rapide de la situation générale du pays est principalement due à l'ivresse du pouvoir sans limite. Les nouveaux dirigeants s'illustrent, en effet, par une série de remises en cause, reniements et violations intentionnelles de la Constitution, avec en toile de fond, la volonté irrésistible de concentrer tous les pouvoirs entre les mains d'un seul homme au mépris du Pacte Républicain qui cimentait la cohésion de notre peuple.     

Le premier acte de remise en question de ce Pacte Républicain, véritable socle de stabilité et de cohésion nationale, a consisté à violer délibérément la Constitution et les lois pertinentes, lors du premier remaniement de la Cour Constitutionnelle par le Président de la République. La violation de ces textes juridiques, fondement de tout État de droit, pour des simples raisons de confort politique, est devenue depuis lors, une marque distinctive de la gouvernance de notre pays. 

Dans le même esprit, en Décembre 2020, il fut organisé un coup d'État institutionnel, à la suite du renversement, en pleine mandature, d'une majorité parlementaire - pourtant dévolue par le peuple souverain,  ainsi que le gouvernement qui en était issu. S'en sont ainsi suivis, la nomination illégale des membres de la Commission électorale nationale indépendante, ainsi que le simulacre des élections de décembre 2023, organisées en violation du cadre juridique et des normes internationales pertinentes, qui, par une ampleur sans précédent de la fraude, ont amplifié l'illégitimité des institutions et de leurs animateurs. Le coup de grâce a été donné par l'annonce du projet de changement de la Constitution, un projet dont la réalisation liquiderait totalement le consensus national de Sun City.

Les conséquences négatives de cette gouvernance non orthodoxe sont pour le moins stupéfiantes. Le pays est ainsi devenu un espace de non-droit ; la République a cessé d'être démocratique, et la volonté du Chef de l'État tient désormais lieu de loi suprême, supplantant la Constitution et les lois. 

En revanche, érigées en politique du gouvernement, le populisme et la démagogie, le mensonge et l'arrogance, la discrimination et la stigmatisation de certaines composantes de notre peuple, l'institutionnalisation du tribalisme et du népotisme, l'opposition des communautés nationales les unes aux autres, les discours de haine et l'injustice ainsi que l'impunité, ont d'autant plus aisément détruit la cohésion nationale et le vivre ensemble que l'opulence outrancière et le non-respect de la parole donnée sont les maîtres mots de la classe politique au pouvoir; ce qui a rendu le pays fragile et donc, vulnérable. Plus grave, le repli identitaire, dangereux pour l'édification de toute nation, a refait surface avec ses vieux démons dont l'intolérance et la division. Et, circonstances aggravantes, cela est non seulement toléré et impuni, mais aussi et surtout, véhiculé et financé par les tenants du pouvoir.

Face à cette dérive, le Parlement a abdiqué de sa mission constitutionnelle de contre-pouvoir. Il a ainsi cessé d'être le temple de la démocratie, le lieu par excellence de l'expression législative de la volonté du souverain primaire pour ne plus être qu'une chambre d'enregistrement de la volonté d'une seule personne.

Quant à la justice, garante constitutionnelle des libertés publiques et du socle des valeurs, qui structurent notre identité et forgent notre unité, elle a complètement démissionné de ses responsabilités, se laissant ouvertement instrumentalisée à des fins politiques. Elle n'est donc plus qu'un instrument d'oppression d'une dictature qui tente désespérément de survivre, à contre-courant de l'histoire, par la terreur et l'imposition de la pensée unique - rôle peu louable qu'elle partage avec les milices tribales ainsi que la police et les services de renseignements, eux aussi détournés de leur noble mission de protection des citoyens et de sécurisation de l'État.

Sur le plan économique, la situation est des plus inquiétantes. Malgré l'augmentation des recettes publiques - essentiellement due à l'arrivée à maturité de toutes les réformes courageusement votées de 2002 à 2018, notamment, les nouveaux codes Minier, forestier, des hydrocarbures, des assurances et de la sous-traitance et un niveau d'aide financière accrue, de la part des institutions de Bretton Woods, aucun investissement n'a été réalisé pour doter le pays d'infrastructures modernes, soutenir des réformes structurelles et stimuler la croissance.

 Par contre, l'inflation et la dépréciation monétaire, jadis vaincues, sont de retour; la corruption et le détournement des deniers publics ont atteint un niveau inédit, et l'endettement public, que nous avions maîtrisé dès 2010, a de nouveau grimpé en flèche, dépassant la barre de dix milliards de dollars et suscitant des inquiétudes légitimes, quant à la solvabilité à moyen et long terme du pays. 

Les conséquences, sur le plan social, sont aussi dramatiques : aggravation du chômage, accumulation des arriérés des salaires des agents de l'État, baisse drastique du niveau de vie de la population et recrudescence du banditisme urbain, de l'exode rural et de la famine dans un nombre croissant de provinces. Les Congolais sont désormais en proie à une véritable angoisse existentielle. 

Parmi les victimes résignées de ce gâchis se trouve en bonne place, notre jeunesse qui a été pourtant de tous les combats démocratiques et qui a beaucoup cru aux vertus de l'alternance pacifique. Aujourd'hui, sans repères ni perspectives sérieuses du lendemain, elle se sent abandonnée, laissée à la merci des entrepreneurs des conflits et des vendeurs d'illusions de tous bords. Rien de ce qui lui a été promis depuis six ans n'a été réalisé. A cette jeunesse désabusée, comme à l'ensemble de notre peuple, nous tenons à donner une assurance: l'échec d'un régime compromet, mais ne scelle pas définitivement le sort d'un peuple. 

Mes Chers Compatriotes,

S'agissant de la situation sécuritaire, dans les grandes agglomérations comme dans nos campagnes, elle est partout plus que préoccupante. C'est le cas notamment au Nord Kivu, au Sud Kivu, en Ituri, au Maniema, au Tanganyika, au Haut Katanga et au Maï-Ndombe, province pourtant voisine de Kinshasa, capitale du pays et siège des institutions. Le sang de nos compatriotes, civils et militaires, valeureux officiers et soldats de rang, mais aussi Députés, éminents membres de la société civile ou des partis politiques, a ainsi abondamment et gratuitement coulé, du fait de l'intolérance, du cynisme, voire pire, d'un terrorisme d'État pratiqué dans un seul et unique dessein : l'abus du pouvoir pour le pouvoir. C'est le cas, entre autres, du sang de plusieurs centaines de détenus du Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Makala, sauvagement abattus dans la nuit du 1er au 2 Septembre 2024, victimes sans défense d'un crime incontestable contre l'humanité, à ce jour resté impuni. Il en est de même des membres de la secte mystico-religieuse Wazalendo de Goma, des jeunes de la JUNAFEC (Union Nationale des Fédéralistes du Congo) à Lubumbashi, et du massacre des adeptes de l'Église Mbidi à Kilwa.

Cette déliquescence de la situation sécuritaire est due à la mauvaise gouvernance du pays qui, dans ce secteur, est aujourd'hui caractérisée, par une formation militaire bâclée ; des recrutements et mises en place ethniquement motivés ainsi que par l'emprisonnement sans jugement aussi bien de plusieurs militaires et officiers de haut rang, que des agents de l'ordre et de sécurité majoritairement swahiliphones.

Bien plus, à l'Armée Nationale, bouclier de la nation, et instrument de préservation de l'indépendance nationale et de l'intégrité territoriale, il a été substitué des bandes de mercenaires, des groupes armés, des milices tribales et des forces armées étrangères qui ont, non seulement montré leurs limites, mais aussi enfoncé le pays dans un chaos indescriptible. L'État a ainsi perdu le monopole de la violence légitime en sous-traitant aux groupes armés, autrefois maîtrisés, le maintien de l'ordre public et de la tranquillité nationale. Et comme si cela ne suffisait pas, l'armée nationale est vilipendée, conspuée et tournée en dérision par les autorités qui n'assument jamais rien, alors qu'elles sont censées veiller à sa consolidation et à sa respectabilité.

Pour les avoir formés, commandés et conduits au front, je connais nos soldats. Bouc-émissaires, aujourd'hui, de toutes les contre-performances enregistrées sur le champ de bataille, ils ne sont pourtant pas, intrinsèquement moins bons, moins nationalistes et moins loyaux. Ce qui a changé entretemps, c'est la qualité du commandement et de leur prise en charge. 

Au niveau régional, le gouvernement a levé l'option désastreuse de se détourner des deux principaux instruments internationaux qui étaient à la base  de l'architecture régionale de paix et de sécurité  laquelle  avait permis la stabilité régionale que le Président actuel avait trouvée lors de son accession au pouvoir, à savoir : le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la Région des Grands Lacs ; et l'Accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique du Congo et la région. 

Plus grave encore, en faisant des forces négatives, les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR), ainsi que des centaines de groupes armés congolais,  des supplétifs des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, le Gouvernement a ouvert la voie à la régionalisation du conflit, avec des conséquences inévitables sur la stabilité de la région.

Mes Chers Compatriotes,

Alors que, sur les plans institutionnel, politique, économique et social, les fondamentaux avaient été établis et que le pays avait été placé sur la rampe de lancement, prêt à décoller, nous voici hélas, en un temps record, soit six ans, de nouveau à la case départ; celle d'un État failli, divisé, désintégré, au bord de l'implosion, et inscrit en bonne place au palmarès des pays pauvres les plus corrompus et très endettés. En attestent, tous les rapports, tant du Conseil de Sécurité des Nations Unies que ceux sur l'indice de développement humain et sur la pauvreté.

La crise qui déchire notre pays est donc profonde et multidimensionnelle. Sa solution doit être nécessairement globale. Toute autre approche n'a donc aucune chance de conduire à une paix durable ! 

Bien plus, le Congo est intemporel. Il n'appartient pas à tel ou tel régime politique, ces derniers étant, par définition, rotatifs et donc passagers en démocratie. Il appartient plutôt au peuple congolais dans sa grande diversité. Ce qui est vrai du Congo, l'est aussi des immenses ressources du sol et du sous-sol dont il regorge et qui sont essentielles à la croissance et au développement à l'échelle internationale. Que tous, au pays comme à travers le monde en tiennent compte, et qu'ils inscrivent leurs projets dans une perspective qui privilégie l'intérêt du Congo et des Congolais, plutôt que celui de ceux qui, à un moment ou à un autre dirigent le pays. Cela étant, pour sauver le Congo, les griefs légitimes du peuple congolais contre le régime en place ne peuvent être éludés.  Ils doivent plutôt être pris en compte, la dictature doit prendre fin, et la démocratie, tout comme la bonne gouvernance économique et sociale doivent être restaurées car, comme en témoigne l'histoire, il ne peut y avoir de solution sécuritaire définitive, sans solutions politiques sincères. Sinon, il y aura de nouvelles vagues de convulsions politiques, de troubles à la paix, d'insécurité, d'instabilité institutionnelle, de conflits armés, et même de guerres civiles ; perspective, qu'en toute responsabilité, nous, Congolais, ne pouvons plus nous permettre. 

Il est dès lors vital, que les multiples initiatives de recherche de la paix, Luanda, Nairobi, EAC-SADC, Union Africaine, Doha et Washington,  que nous accueillons favorablement, les considérant comme  autant de signes de compassion et de solidarité à notre peuple, soient conscientes de cette  exigence; et qu'elles accordent aux Congolais, à la fois, maîtres de leur destin, et premières victimes de cette crise, la place centrale qui leur revient de droit, aussi bien dans le diagnostic du mal dont souffre le pays, que dans la prescription du traitement dont il a besoin pour en guérir définitivement. 

Il convient de noter à ce sujet que le gouvernement de Kinshasa s'est enfin résolu à se mettre autour d'une même table avec l'AFC/M23, depuis plusieurs semaines à Doha, même si, bizarrement, il continue à considérer,  comme un crime, le fait que les autres congolais se parlent entre eux. 

C'est le lieu, pour moi, de saluer la démarche des Évêques de la CENCO et de l'ECC, qui a le mérite de n'exclure du débat, aucun sujet, ni aucun de nos compatriotes. Sans être parfaite, cette initiative conjointe des Églises, mérite le soutien et, si nécessaire, des enrichissements de la part de notre peuple.

Mes Chers Compatriotes 

Une fois n'étant pas coutume, il convient de dénoncer la falsification de l'histoire par ceux, dont le jeu pervers, dans l'opposition naguère, comme aujourd'hui au pouvoir, a consisté et consiste encore à calomnier, à diffamer, à diaboliser et à diviser pour gagner et régner; à se défausser sur les autres, pour justifier leurs contre-performances, quel qu'en soient les conséquences sur la cohésion nationale, ou en termes de vies humaines injustement brisées ou perdues. Une preuve, s'il en fallait encore, vient de nous en être donnée une fois de plus. Il y a quelques jours en effet, suite à une simple rumeur de la rue ou des réseaux sociaux , sur ma prétendue présence à Goma, où je vais me rendre dans les prochains jours, comme annoncé par ailleurs, le régime en place à Kinshasa a pris des décisions arbitraires avec une légèreté déconcertante, ce qui témoigne du recul spectaculaire de la démocratie dans notre pays. 

Mieux que quiconque, vous savez que, pour moi, le Congo est la priorité absolue ; que sa souveraineté et son intégrité territoriales ne sont pas négociables ; que mon engagement pour la démocratie, la cohésion nationale, la paix et la stabilité n'est pas un slogan creux ; et que le respect de la Constitution et des lois du pays, autant que celui de la parole donnée, sont sacrés. 

Militaire, j'ai juré de défendre la patrie jusqu'au sacrifice suprême. Hier au pouvoir, aujourd'hui en dehors du pouvoir, je demeure plus que jamais fidèle à ce serment. En ce moment où le pays est de nouveau divisé, appelé par le destin, j'ai le devoir d'œuvrer à la recherche de la paix et de contribuer à la reconstruction de notre pays qui se meurt. 

C'est dans cet esprit que j'ai choisi ce moment pour exprimer  ma sympathie à l'endroit de toutes les victimes du conflit en cours; de réconforter et de marquer ma solidarité avec la population de la partie orientale de notre pays, vous qui êtes  abandonnés par un pouvoir central  qui semble avoir pris le parti de vous punir, entre autres, en déconnectant les institutions financières locales du réseau bancaire national, et en restreignant les mouvements des personnes et des biens.

Ces décisions et bien d'autres, vous asphyxient et rendent votre vie plus précaire que jamais. 

J'en appelle aux uns et aux autres, en particulier au gouvernement de Kinshasa, d'humaniser les conditions de vie de nos compatriotes de cette partie du territoire national. Ils ont droit à la vie, à la scolarisation de leurs enfants et aux autres conditions du bien-être.

En attendant le rétablissement de l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national, j'invite les tenants du pouvoir à protéger la population. De même, l'armée, la justice et les autres structures en charge de l'ordre et de la sécurité, doivent être véritablement au service de la population et répondre à ses aspirations.

Mes Chers compatriotes,

De par mon expérience, dans des situations similaires, le patriotisme et l'humanisme ont guidé le processus de règlement des conflits et porté des fruits  dans le passé aussi bien sur le champ de bataille que sur celui des négociations ou du dialogue. Notre pays a en effet été divisé de quasi-moitié pendant des années, la sagesse avait alors prévalu, nous avions recollé les morceaux et le pays a survécu dans son unité.

C'est ainsi qu'après quelques années de réflexion sur la crise en cours, après avoir consulté des chefs d'États et des anciens Chefs d'États de la région, ainsi que des acteurs politiques et sociaux, nationaux et étrangers, je fais ce jour, une proposition qui engage la nation toute entière à un sursaut patriotique pour un pacte citoyen, afin de tirer le pays du gouffre. Le travail hardi qui s'impose à nous, portera  notamment sur les douze points suivants: 

01.  Mettre fin à la dictature, mieux, à la tyrannie ;

02.  Arrêter la guerre ;

03.  Rétablir l'autorité de l'État sur toute l'étendue du territoire national;

04.  Restaurer la démocratie en revenant aux fondamentaux d'un véritable État de droit ;

05.  Rétablir les libertés fondamentales ;

06.  Réconcilier les congolais et reconstruire la cohésion nationale ; 

07.  Relancer le développement du pays par la mise en place d'une bonne gouvernance économique, d'une gestion administrative et financière orthodoxe, et d'une répartition équitable des ressources nationales.

08.  Relancer le dialogue sincère et permanent avec tous les pays voisins en vue de l'instauration de la paix et du développement durables dans la région;

09.  Rétablir la crédibilité du pays auprès des partenaires, aux niveaux tant régional, continental qu'international ;

10.  Neutraliser tous les groupes armés nationaux et étrangers, et, rapatrier ces derniers dans leurs pays d'origine ;

11.  Mettre définitivement fin au recours et à l'utilisation des  mercenaires , conformément à la Convention de l'Union Africaine sur l'élimination du mercenariat en Afrique, du 3 Juillet 1977, et à    la Résolution de l'Assemblée Générale des Nations Unies numéro     A/44/34, du 04 Décembre 1989, portant adoption de la Convention Internationale contre le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction des mercenaires; et rapatrier, sans condition, ceux qui sont déployés sur le sol congolais ;

12.  Ordonner le retrait, sans délai, de toutes les troupes étrangères du territoire national. A ce sujet, je salue la décision sage, des pays de la SADC, de retirer les troupes de la SAMIDRC de notre pays.

Vu l'immensité de la tâche ainsi décrite, je lance un appel solennel à tous les Congolais, sans distinction de sexe, d'ethnie, d'âge, de classe sociale, de zone géographique, ou d'appartenance politique, qui aiment passionnément le Congo, qui sont prêts à tous les sacrifices, qui adhèrent sans réserve au Pacte Républicain de Sun City, et qui tiennent au respect de la Constitution du 18 Février 2006, à s'unir autour de ces objectifs. Il s'agit de la refondation de l'Etat et de l'édification d'un pays qui a predu ses repères. 

Mobilisons-nous, et mettons à profit tous les moyens à notre disposition, pour restaurer l'unité nationale, sauver le Congo et préserver son indépendance car l'Afrique et le monde nous regardent.

Mes Chers Compatriotes,

Le Congo vaut mieux que la caricature qu'en donnent ses dirigeants actuels. 

Le Congo mérite mieux que cette politique extérieure, faite de jérémiades et de mendicité.

J'ai donc la ferme conviction que le peuple congolais est capable aujourd'hui, comme en 1960, de vaincre les démons de la division. Qu'il est capable, aujourd'hui, comme au cours de la décennie quatre-vingt-dix, de vaincre la tyrannie et la tentation du pouvoir absolu. Qu'il est capable aujourd'hui, comme en 2003, de prendre le dessus sur ce qui nous divise, et de mettre fin à la violence armée qui oppose ses enfants.

Pour y parvenir, chacun doit jouer sa partition. 

Je m'engage à jouer la mienne.

Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo !

Qu'il bénisse, individuellement, chacun de Vous !

Je vous remercie.

 

 

Articles récents
Fnfn

Kinshasa : Félix Tshisekedi lance les travaux du boulevard Étienne Tshisekedi

Nation 11 août, 2026
whth

DANS UNE DÉCLARATION ADRESSÉE HIER AU CHEF DE L'ÉTAT, la Société civile s'oppose à la promulgation de la Loi référendaire

Nation 11 août, 2026
ddb

Les médecins du Symeco reprennent le travail après plus d'un mois de grève

Nation 11 août, 2026
Fnfn

FACE À LA SITUATION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE EN RDC, la SFPS appelle au dialogue et à la responsabilité collective

Nation 11 août, 2026
theh

10.253 agents non payés sont mécanisés au troisième trimestre, annonce Jean-Pierre Lihau

Forum eco 11 août, 2026
fbs

CHUTE KATENDE, le montage des turbines et la pose des lignes électriques ouvrent la voie à l’électrification de Kananga

Forum eco 11 août, 2026

logo

 

Site officiel du quotidien d’informations forum des as

  • +243 99 846 1089‎‎ 
  • forumdesas2001@gmail.com 
  • 15/C, 11ème Rue Limete/Industriel

© 2021 - Forum des As - tout droits réservés