Dernière minute
Société
L'accès au financement des initiatives culturelles portées par les femmes et leur transformation en entreprises viables ont alimenté les discussions de la troisième édition d'Utajiri Event, organisée dernièrement à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Cette rencontre a placé l'…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Modèle de courage face à l'agression, Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, ancien archevêque de Bukavu, continue à inspirer nombre de Congolais, trente ans après son assassinat. À l'occasion du…
Étranger
Diplomates payés par Alger, cabinet élargi, directeur des ressources humaines nommé au forceps, pressions sur le président de la Commission: selon Africa Intelligence, la vice-présidente…
Nation
La production d'une Déclaration nationale de la jeunesse congolaise sur le climat, assortie de recommandations concrètes avant la tenue de la COP 31 était au centre de la Local Conference of Youth…
Le CCAPAC clarifie sa mission après des interrogations sur la place des artistes
Le Centre culturel et artistique pour les Pays d’Afrique centrale (CCAPAC), situé à Kinshasa, a apporté des éclaircissements sur sa mission et son fonctionnement à la suite d’un article publié le 7 mars 2026 par Eventsrdc intitulé : « Centre CAPC à Kinshasa : quelle place réelle pour les artistes et les acteurs culturels ? ».
Dans une mise au point rendue publique le dimanche, l’institution culturelle a tenu à préciser que le centre n’est pas un espace éloigné des artistes et des acteurs culturels, mais qu’il a été conçu comme un pôle majeur de création, de diffusion et de valorisation des cultures d’Afrique centrale.
Selon les responsables du centre, une attention particulière est accordée aux talents de la République démocratique du Congo ainsi qu’à ceux de la sous-région.
Le CCAPAC a rappelé que la culture dépasse largement le cadre de la musique ou de la danse.
«La culture englobe la langue, les arts visuels, le cinéma, la littérature, le patrimoine, les savoirs traditionnels, les modes de vie, les valeurs, la mémoire collective et les formes contemporaines de création», a indiqué la mise au point.
C’est dans cette approche multidisciplinaire que s’inscrit l’action du centre, qui se veut un espace d’expression et de rencontre pour différentes disciplines artistiques et culturelles.
UNE INFRASTRUCTURE OUVERTE ET POLYVALENTE
Depuis son inauguration, le Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique centrale a affirmé avoir accueilli : plus de 120 événements comprenant spectacles, expositions, projections, conférences et formations ; près de 80 000 visiteurs, dont une majorité d’élèves du primaire ; plus de 200 artistes et créateurs accompagnés dans leurs projets.
Ces chiffres, selon l’institution, illustrent la vitalité de la structure et son rôle de carrefour culturel pour l’Afrique centrale.
La direction du centre a également souligné que l’organisation d’activités institutionnelles ou publiques dans ce type d’infrastructure correspond aux pratiques observées dans de nombreux centres culturels à travers le monde.
Ces espaces, explique-t-elle, sont aussi des lieux de dialogue, de réflexion et de rassemblement citoyen, ce qui contribue à élargir leur audience et à renforcer leur rayonnement.
Le CCAPAC a par ailleurs rappelé que la gestion d’une infrastructure culturelle d’envergure internationale implique des standards organisationnels, techniques et financiers élevés afin de garantir la qualité des événements, la sécurité du public et la pérennité des installations.
DES ACTIVITES REALISEES MALGRE DES MOYENS LIMITES
A l’occasion de son premier anniversaire, le centre a notamment présenté le programme «Maître de la Rumba» avec le musicien Sam Mangwana, icône de la musique congolaise.
Selon la direction, cet événement a constitué un moment important de célébration du patrimoine musical national et régional.
L’institution a en outre fait savoir que, depuis son inauguration par le Chef de l’État, le CCAPAC n’a bénéficié d’aucun financement direct de la dotation gouvernementale.
Les activités réalisées reposent principalement sur la participation exceptionnelle de partenaires ainsi que sur l’engagement de l’équipe du Centre.
Le CCAPAC a réaffirmé enfin sa vocation, celle d’être une plateforme de valorisation des cultures, de soutien à la création artistique et de dialogue entre les peuples d’Afrique centrale et le reste du monde.
L’institution s’est dit ouverte aux contributions constructives de la communauté artistique et culturelle, tout en soulignant que les débats autour de cette infrastructure stratégique doivent s’appuyer sur une compréhension globale de sa mission.
Tricya MUSANSI