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« Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin ». Cette expression à valeur proverbiale provient d’un taxi-bus Mercedes Benz Sprinter 311.
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La veuve Chebeya de retour en RDC, dix ans après l’assassinat de son mari
Annie Chebeya est de retour au bercail. La veuve de l’activiste des droits de l’homme congolais, Floribert Chebeya, assassiné avec son chauffeur Fidèle Bazana en juin 2010, est rentrée à Kinshasa le mercredi 23 juin. Dix ans après l’assassinat de son mari.
C’est par l’aéroport international de N’Djili qu’Annie Chebeya a rejoint la capitale congolaise, accompagnée de ses deux enfants. Son retour au pays pourrait être l’occasion pour elle de livrer d’autres révélations sur l’assassinat de son époux. Au mois de février dernier, la veuve Chebeya confiait à ce propos à Jeune Afrique: « Je ressens de la tristesse, mais aussi de la joie parce que je prie depuis longtemps pour que la vérité éclate. Ces témoignages sont-ils authentiques ? J’ai tendance à penser que oui, parce que jusqu’à présent, personne n’avait livré autant de détails sur ce qui s’est passé ce jour-là« .
Onze années après la mort de son mari, la veuve Chebeya, réagissant aux révélations faites par Hergile Ilunga et Alain Longwa sur la radio RFI, a déclaré que le sang de Floribert Chebeya continuait à réclamer justice. « Deux jours avant sa mort, le dimanche 30 mai, il m’avait dit: ‘Annie, si on me tue pour le pays, mon sang va continuer à crier, et que ça ne sera pas comme Mzee Kabila, qui a été assassiné mais dont le sang ne crie pas vengeance », a révélé Annie Chebeya.
Après les nouvelles révélations d’Hergile Ilunga et d’Alain Kayeye, l’auditorat militaire général a transmis le dossier à la Haute cour militaire. Il y a onze ans exactement, le défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana étaient assassinés.
Rachidi MABANDU